15.01.2008
A la poursuite du trou du Sourcier
A la poursuite du Trou du sourcier, dimanche 13 Janvier 2008-01-14
Le rendez vous est fixé à 10h au carrefour des routes qui mènent à Vaour et St Michel de Vax. Jean-Claude, la famille Guiraud avec Mathieu, Salvi et Thierry ainsi que Roger le Toulousain s’y retrouvent et nous suivons en convoi le camion de Thierry qui se faufile dans les petites routes et les hameaux du causse d’Anglars.
Arrêt dans une ferme abandonnée, nous recherchons un trou fait il y a quelques années sur les conseils d’un sourcier et rebouché depuis.
Mathieu et Salvi nous le trouvent rapidement bien qu’il soit caché sous les ronces mais le propriétaire prévenant nous l’avait signalé par un grand sac en plastique.
Thierry s’harnache au baudrier de la débroussailleuse et nous dégage les ronces rapidement.
Nous installons la chèvre (pas celle qui a cassé les côtes de Thierry !) au-dessus du puits pour remonter les blocs et l’arbre jeté dans le trou pour le remblayer
Jean-Claude pointe avec le GPS la cavité tandis que le va-et-vient du seau remplit de déblais commence, nous arrêtons les travaux pour la pause du midi, des gros blocs bouchent le puits ; Thierry et Jean-Claude partent chercher le groupe et le marteaux piqueur pour les casser. Pendant ce temps je vais explorer les alentours, sous un champs je remarque une petite falaise que je suis, quelques trous de blaireaux ou renards mais je finis par me retrouver devant un petit porche avec des marques de peinture rouge presque effacées, j’arrive à lire EST mais le reste est trop ancien, une gariotte est bâtie au dessus d’une grande citerne où le fond est jonché de cailloux. un four à pain encore bien conservé et en état pour faire de fameuses pizzas.
La voiture de Jean-Claude toute cabossée par les grêlons du dernier orage revient, avec le groupe électrogène et le marteau piqueur vite transporté au fond du trou.
Les blocs se fendent en plusieurs morceaux grâce à l’outil miracle et aux coups de masse assenés par Roger sur les blocs récalcitrants.
Tout est dégagé ainsi que les morceaux du tronc de l’arbre. Cela fera dire à Jean-Claude : « on va l’appeler le puits des étrons »
La journée fut bien remplie, avec un doux soleil d’hiver. Il est 17h30 les forçats peuvent rentrer.
Roger
16:42 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : asca, sport, speleologie, tarn, albi, la planasse, vaour
25.10.2007
le bonheur est dans le pré
Belle journée d’Automne, le 21 Octobre 2007.
Ils sont tous là : Jean-claude, Thierry et son rhume, Patrick, Chronopost, Marc, Philippe avec le chéquier et Roger, pour l’opération « retour des Pompes »
La pluie, est passée, la semaine dernière, il est tombé 40mm d'eau et cela a suffit pour remplir les siphons.
Une sortie pour réorganiser et récupérer nos stations de pompage est organisée.
Pour commencer, à quatre on récupère le tuyau blanc de 50 m laissé en amont du S1, pour le déplacer dans le premier siphon, car avec 2 tuyaux il se videra plus vite. « On pense à l’année prochaine »
La pompe du S1 est vite emballée ainsi que les 50 m de câbles électriques, Jean-claude et Philippe les ressortent.
Le S1 est presque vide, grâce à l’équipe descendue mercredi pour installer la pompe.
Voici notre objectif principal : le S2. Patrick s’immerge, je le suis pour parvenir à tirer le tuyau relié à la pompe, et peut-être la pompe si elle le veut bien.
Et enfin tous les cinq, nous tirons. L’un le câble électrique, les autres le tuyau blanc, qui s’enroule autour de Thierry tel un boa étouffant sa proie. Quelques arrêts dus aux aspérités de la galerie pleine d’eau nous font craindre un blocage définitif, mais, le dieu des spéléologues étant avec nous la pompe refait surface, ouf !!!
Il nous reste plus qu’à re-lover le serpent de mer dans le bon sens, ranger 100 mètres de câbles électriques, dégonfler le bateau et sortir tout cela en un voyage et dire adieu au mât d’escalade de 10m qui lui passera l’année derrière le S2, dommage !
A notre sortie, Jean-Claude et Philippe ramènent le groupe électrogène. Tout est nettoyé, journée réussie, le près ensoleillé regorge de matériel boueux.
16 heures : pause casse-croûte au soleil qui nous permet de rêver à nos prochains exploits souterrains
Roger
16:30 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, vaour, la planasse, asca, speleologie
La Planasse du 07 Octobre 2007
La Planasse du 07 Octobre 2007
Rendez-vous 8 heures à Viniéres, nous nous équipons en haut des champs pendant qu’une harde de sangliers traverse les champs suivis de plusieurs marcassins qui accompagnent le gros de la harde.
Marc s’habille d’un vieux jogging, et Thierry et moi, enfilons notre néoprène de chasseurs de vagues. Il est 9 heures nous refaisons le plein du groupe électrogène qui va tourner toute la journée pour pomper le S2 qui est toujours alimenté en eau, ce sera notre sécurité.
A l’entrée le courant d’air est présent, le Siphon 2 est désamorcé. Le S1 est rapidement franchit la pause photo nous permet de nous rafraîchir car nous transpirons dans nos shortys en néoprène, l’eau nous arrive à la taille.
Pause photo dans la « salle de l’entre-deux-mer » et voilà le S2, pause photo pour un dernier rafraîchissement car après, à la sortie du siphon la remontée de 18 mètres de la pente de sable nous épuise
Les voûtes basses sont là, Marc les trouve vraiment basses, bon, avec le confort de la néoprène l’eau n’est pas si froide, juste désagréable quand elle pénètre dans les oreilles! Le masque de plongée est pratique il évite de fermer les yeux pour passer l’obstacle, Marc nous fait un petit refus mais nos appels l’encouragent il se trouve très vite près de nous pour passer la seconde voûte basse en nous traitant de fous.
Bon nous voilà sur la plage, les masques sont abandonnés et vite nous partons à quatre pattes vers les grandes salles.
Enfin debout, nous pouvons admirer les parois avec la lumière du phare apporté par Thierry qui balaye les puits remontants, nos commentaires admiratifs vont à l’un deux qui monte droit tel un tuyau sur 50 à 60 mètres de hauteur, et quelques concrétions blanches nous récompensent par leur beauté, une immense coulée brille de tous ses éclats dans la lumières du phare.
Une désobstruction est à faire dans la salle ainsi que plusieurs escalades.
Un des puits est bien lisse l’eau a patiné les parois il doit participer à l’alimentation en eau des galeries.
Nous partons sur les traces des plongeurs, les premiers explorateurs de la cavité, nous déambulons à la recherche des salles suivantes, le sol est jonché de blocs plus ou moins gros, nous nous faufilons entre les blocs coincés le long des parois, (guidés par des cairns bien espacé), point topo numéro 20, nous sommes sur le bon passage. .
On retrouve les grandes galeries aux parois noires, du début de la Planasse, jonchées de sable et de graviers usés par le passage de l’eau (pause photos pour les copains).
Encore un éboulis nous cherchons la suite, à part de la glaise et de gros blocs, rien, la pause casse croûte nous permettra de réfléchir à la suite.
Une arrivée d’eau au-dessus de notre lieu de pique-nique est escaladée à l’aide des solides épaules de Marc et de Thierry. Je me faufile dans cette arrivée étroite. Un léger courant d’air est présent mais il me faudrait un marteau pour casser les épines agressives de calcaire car le bloc qui me fait office de marteau s’effrite dans ma main.
14 heures, repas fini nous retournons au dernier cairn et évidemment un passage entre les blocs nous avait échappé, la suite est là dans une conduite forcée qui contourne le barrage des blocs.
Nous passons, de l’eau à hauteur des bottes. Pause photos, on perçoit un courant d’air, nous débouchons sur une longue galerie entièrement effondrée sur toute sa longueur, de grandes tâches oranges et blanches tapissent les parois. Tout est écroulé. Une salle est au bout mais partout des blocs, prêts à tomber nous surplombent, la suite, si il y en a une, n’est pas facile à trouver, pas de courant d’air et les passages dans ces éboulis de blocs sont toujours bouchés.
Le retour est décidé : la topographie est abandonnée car nous ne savons pas où se trouvent les derniers points topo, et en plus nous sommes « miros », Marc avec ses lentilles jetables pour voir de loin et nous qui avons laissé les lunettes pour voir de près à la maison sommes incapable de prendre des notes.
Retour aux voûtes basses, dernier plongeon, et le bonheur est dans le pré à 20h .
Roger
16:05 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, albi, la planasse, speleologie, vaour, asca
03.09.2007
La Planasse sortie ou entrée du 02 Septembre 2007
Bonjour,
Les suites du camps de la Planasse, l’exploration post-siphon continu avec quelques aléas
Nous nous retrouvons (Marc, Gero, Thierry, Chronopost, Patrick, Gégé, Jean-Claude l’ancien, Fabian, Roland le belge, et Serge) avec différents ustensiles à descendre dans la cavité.
Le tri du matériel se fait dans le champ au fond de Vignières: cordes, trousse à spits, mousquetons, échelles de spéléo, accus en plomb avec son perforateur, une deuxième pompe pour le siphon 1, essence pour le groupe électrogène, et surprise (!) 80m de tuyau pour baisser les voûtes très basses qui sont après le siphon 2 quelques 2 à 3 cm entre l’eau et le plafond.
Enfin tout est dans les kits, le portage peut commencer avec un arrêt au groupe pour vider les 40 litres d’essence dans le réservoir.
La porte de notre ligne Maginot est soulevée mais le courant d’air absent nous fait penser au pire.
Descente avec 2 kits chacun, et toujours les mêmes petit tracas, les kits se coincent toujours là où on si attend le moins, heureusement qu’avec les aménagements apportés à la cavité la descente est très rapide.
Avec Patrick je passe le S1 avec de l’eau au niveau du nombril, notre objectif est de placer une purge sur le tuyau juste avant la foufoune car avec l’air et le sable la pompe du S2 force trop.
On coupe le tuyau, le T est placé avant la foufounette, et on raccourcit celui qui se trouve dans le S2, Patrick sort le chalumeau pour pouvoir chauffer le tuyau et l’enfiler sur un nouveau raccord. On le coupe (le raccord et le serre-joint sont mis en place).
Thierry plante des spits au début de la salle, pour maintenir le tuyau dans un bon angle de vidage et pour qu’il ne se déplace pas pendant les prochaines crues. L’eau monte à 10 m au-dessus de nos têtes.
Je vais voir le fameux S2 je m’avance dans ce magnifique tuyau long de 150 m mais au bout de 60m le siphon est réamorcé. La voûte disparaît dans l’eau verte et transparente, voilà pourquoi le courant d’air a disparu, je suis un peu déçu mais pour découvrir les mystères souterrains il faut savoir être patient : les découvertes importantes savent se faire désirer.
Les gros de la troupes arrivent, nous somment tous essoufflés par le manque d’oxygène, (et les plans que nous tirons sur la comète), le dépôt de matériel est organisé, la pompe est remise en place sur son bateau (un pneu de voiture avec une clef de portage) pour éviter qu’elle ne s’enlise. Après quelques tests elle redémarre enfin. Pour nous tous, pause casse-croûte.
Retour aux voitures en ordre dispersé, un autre plan est décidé pour le week-end prochain.
Le matériel est lavé dans la Vére aux pieds du château de Bruniquel.
A Dicias.
14:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sports, albi, la planasse, vaour, asca, speleologie, terre
14.08.2007
La Planasse, pompage du siphon 1 le 12 Août 2007
Le week-end Foufounette du 12 Aout 2007
Les présents : Thierry Le président, Thierry le Prof, Marc le facteur, Jean-Clair le lotois, Philippe le pompier, Jean-Claude le Président à vie, Roger avec des bleus et Salvy le petit dernier.
Tous arrivés à l’heure au rendez-vous de Vaour, direction Vignières pour le pompage du siphon 1 de la Planasse. Encadrement de Jean-Clair, un ancien du club qui vient barboter avec nous et initiation de Salvy le fils de Thierry.
Doit on prendre de la nourriture ? Thierry nous répond qu’il y en a pour 15 minutes de pompage et que ce n’est pas la peine de se charger.
Premier objectif : apporter le groupe électrogène au bord du trou en évitant de se casser la figure à cause des multiples racines, mousses et cailloux qui jalonnent le lit du ravin que l’on remonte sur 300 m.
Une fois la porte qui protège la cavité ouverte, un fort courant d’air nous rafraichit, pour la descente des puits successifs qui nous amènent dans la rivière de la Planasse
Un spit de planté par Roger dans le puits de 7 m, pendant que les Thierry se dirigent vers le fond avec Philippe pour pousser la pompe plus loin dans le siphon, et Marc, Jean-Clair et Salvy se promènent dans les galeries en faisant quelques prise de cinéma avec le nouveau caméscope de Marc.
On se retrouve tous devant la mare au canard à attendre pendant 4 heures que le siphon 1 se vide pour déplacer les tuyaux dans la fameuse Foufounette pour vérifier si le siphon 2 ne serait pas alimenté par ce conduit étroit. De temps en temps le téléphone sonne. Jean-Claude le préposé au groupe électrogène resté à l’entrée nous appelle pour prendre des nouvelles. Il obtient toujours la même réponse «ça baisse doucement, remet de l’essence ».
Des gargouillis résonnent, ce ne sont pas nos estomacs qui crient famine mais des bulles d’air qui s’échappent des voûtes basses du siphon, le désamorçage approche et toutes les 15 minutes Thierry s’exclame : « allez encore 5 minutes et ça passe ». Enfin Philippe notre pompier « pas de service », lâche le fameux «ça passe » et il s’élance courageusement dans la voûte basse avec de l’eau jusqu’aux oreilles, suivi de Thierry le Prof et nous encourageons Jean-Clair à passer aussi la voûte basse, en nageant, pour voir la grande salle de l’entre-2-mer qui se termine sur le siphon 2.
Philippe nous hurle qu’il y a un problème, le tuyau va déjà dans la foufounette, donc bonne nouvelle, la foufounette absorbe toute l’eau du S1 et meilleure nouvelle dans le S2 l’eau n’est pas troublée mais Alzheimer a frappé : « qui a pénétré la foufounette le dernier et où va l’eau ??? ». Après mûre réflexion, Philippe a un vague souvenir de partie à 3 avec Marie et Roland.
Pour l’eau, le test est concluant. Il y a un sous-tirage vers un réseau noyé. Nous pourrons entamer les gros travaux, et vider le S2 pendant le prochain camp de la Planasse du 18 au 26 août 2007.
Enfin tout le monde est dehors à 18h 30, pause casse-croûte et groupe électrogène ramené à la voiture.
Pot de l’amitié et retour à la maison en pensant aux grandes galeries qui nous attendent.
Roger
10:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Albi, sport, asca, spéléologie, vaour, sports


