15.01.2008

A la poursuite du trou du Sourcier

A la poursuite du Trou du sourcier, dimanche 13 Janvier 2008-01-14

Le rendez vous est fixé à 10h au carrefour des routes qui mènent à Vaour et St Michel de Vax. Jean-Claude, la famille Guiraud avec Mathieu, Salvi et Thierry ainsi que Roger le Toulousain s’y retrouvent et nous suivons en convoi le camion de Thierry qui se faufile dans les petites routes et les hameaux du causse d’Anglars.
Arrêt dans une ferme abandonnée, nous recherchons un trou fait il y a quelques années sur les conseils d’un sourcier et rebouché depuis.
Mathieu et Salvi nous le trouvent rapidement bien qu’il soit caché sous les ronces mais le propriétaire prévenant nous l’avait signalé par un grand sac en plastique.
Thierry s’harnache au baudrier de la débroussailleuse et nous dégage les ronces rapidement.
Nous installons la chèvre (pas celle qui a cassé les côtes de Thierry !) au-dessus du puits pour remonter les blocs et l’arbre jeté dans le trou pour le remblayer
Jean-Claude pointe avec le GPS la cavité tandis que le va-et-vient du seau remplit de déblais commence, nous arrêtons les travaux pour la pause du midi, des gros blocs bouchent le puits ; Thierry et Jean-Claude partent chercher le groupe et le marteaux piqueur pour les casser. Pendant ce temps je vais explorer les alentours, sous un champs je remarque une petite falaise que je suis, quelques trous de blaireaux ou renards mais je finis par me retrouver devant un petit porche avec des marques de peinture rouge presque effacées, j’arrive à lire EST mais le reste est trop ancien, une gariotte est bâtie au dessus d’une grande citerne où le fond est jonché de cailloux. un four à pain encore bien conservé et en état pour faire de fameuses pizzas.
La voiture de Jean-Claude toute cabossée par les grêlons du dernier orage revient, avec le groupe électrogène et le marteau piqueur vite transporté au fond du trou.
Les blocs se fendent en plusieurs morceaux grâce à l’outil miracle et aux coups de masse assenés par Roger sur les blocs récalcitrants.
Tout est dégagé ainsi que les morceaux du tronc de l’arbre. Cela fera dire à Jean-Claude : « on va l’appeler le puits des étrons »
La journée fut bien remplie, avec un doux soleil d’hiver. Il est 17h30 les forçats peuvent rentrer.

Roger

08.01.2008

L’Epiphanie dans les Arbailles

Le vendredi 04 Janvier 2008
Je retrouve Jean-Christophe, Laurent et une amie basque espagnole dans notre cayolar de Lucugnebety. Le temps passe vite et après le déjeuner la troupe se partage. Laurent part à La Taupe avec sa compagne pour un portage avec 100 m de corde et 20 amarrages inox qu’ils déposeront avant la vire de la paillote.
Avec Jean-Cris je retourne au HE 466 pour continuer la désobstruction à coup de massette et pour finir, 2 gros boums. Nous partons en balade vers le col de Burdin, nous descendons la piste forestière pour rejoindre la route qui longe la rivière Aphoura, la route est élargie par endroit à coup d’explosifs et de bulldozer, une entrée de grotte est apparue, nous la visitons malgré les fissures qui lézardent le plafond. Retour au gîte à la nuit tombante. Les Taupistes sont de retour et nous quitte après un petit encas pour le retour vers Bilbao.
Le Samedi 05 Janvier 2008 (pluie)
Lever tôt pour déséquiper le GA 56, entrée dans la cavité à 10h, pause photo des chauve-souris accrochées sur les cordes, nous descendons le puits découvert l’été dernier (joli p30). Au fond cela reste étroit sur quelques mètres, mais un écho fait espérer un autre puits, l’eau coule au fond du méandre.
L’espace serait facile à trouver pour la rejoindre, et on pourrait se protéger dans une galerie fossile, à voir pour une prochaine exploration.
Retour à la voiture à 14 heures avec nos deux kits plein de cordes, pause repas, et nous retournons au HE 466. La fumée a disparu, je plante des spits pour descendre dans ce méandre étroit aux parois fragiles, le fond est rapidement atteint, 7 ou 8 mètres de descente et je touche le fond. Déçus, la Taupe est toujours aussi loin.
Apres un repas pantagruélique de semoule de couscous à la sauce tomates, Jean-Christophe improvise un concert de guitare, accompagné par des rafales de vent et la pluie qui fait des claquettes.
Le Dimanche 06 Janvier 2008.
Nous rangeons le cayolar et allons prospecter sur le plateau d’Aphanize, à la recherche d’anciennes cavités découvertes par le Club de spéléologie d’Albi (ASCA) en Avril 1978.
Les nuages jouent avec le ciel bleu, des vautours planent au-dessus de nos têtes, l’herbe rase à les couleurs de l’hiver, nous ne sommes plus au pays basque mais dans les steppes Mongoles.
Nous retrouvons une faille indiquée par Gérard Bousquet, au point 1016, un léger courant d’air sort d’entre les blocs et la mousse qui l’obstrue. Une petite désob et un grand boum pour marquer notre territoire, la prochaine fois on enlèvera plus facilement les blocs jetés dans la faille.
Casse-croûte au col d’Ahusquy face au pic d’Anie enneigé et retour à la civilisation

15.11.2007

Vers le fond de la Taupe

Résumé de l´escapade avec Roger:

- entrée dimanche matin. Nous prennons rendez-vous avec Jean-Mi et Jacquot à 18h00 pour faire péter des pétards de foire dans les Farfelus(pour nous) et dans l´aval de la salle Frachon (pour eux), histoire de voir si on s´entend... Sur le chemin de la rivière, Roger trouve une petit désob ou s´engouffre beaucoup de courant d´air. On passe rapidement après agrandissement, une petite escalade dans une trémie suite à une petite salle nous mène à la fin du réseau de l´ammonite, que nous visitons un peu. Juste avant d´arriver à l´affluent près du bivouac, une autre escalade nous mène à ce qui serait la continuation logique du réseau de l´ammonite, sans pouvoir connecter (environ 50m non topo). Une autre grande branche fossile part à 90º par rapport à la rivière. Nous la laissons pour ne pas être en retard à 18h...
A 18h15, Roger allume les pétards, on entendra pas ceux du GA306.
Topo de la salle amont des Farfelus et retour au bivouac.

- Lundi. Départ laborieux : le bateau, la néoprène, le gilet de sauvetage, le matos, ça prend de la place... A la première voûte mouillante, Roger s´aperçoit que le bateau fuit... Mais il s´aventure quand même et passe sans souci. Je m´équipe pour ma part de la néoprène et je passe en ayant pieds sur toute la longueur(l´eau arrive maxi jusqu´au torse) ! Roger équipe la sucession de cascades qui font suite. Je m´aventure enfin dans la piscine terminale : après 15m, le conduit se réduit à 1m*1m sur 10m, on a toujours pas pieds mais je sens déjà un bon courant d´air... A la fin, une lame oblige à mouiller une moitié de casque, mais ça passe facile. Je sors de ma piscine et part dans une galerie ou coule la rivière sur environ 50m. On a encore changé de type de galerie : un méandre propre et de belles dimensions (2 à 4m de large, 8m de haut ) en se mouillant à peine les bottes. J´arrête ma progression sur un beau P5 ou s´engouffre la rivière...
Au retour, j´en profite pour faire un tour dans l´affluent du tunnel, je rajoute environ 100m (par rapport à la topo) dans des galeries noyées. Arrêt sur ce qui semble être un siphon, pas de courant d´air notable.
Au retour au bivouac, Roger propose de chercher un passage au dessus de la rivière pour arriver au bivouac, au lieu de passer sous les blocs-trémie qui y mène. On trouve un accès un peu craignos aussi, mais plus rapide...
Nous nous dirigons ensuite vers les escalades entrevues la veille. Nous laissons tomber une escalade exposée dans le grand fossile, mais nous descendons entre les blocs dans ce même fossile pour trouver une série de petites salles dans un dédale de blocs, mais sans continuation... Environ 150m nouveaux non topographiés.
Révision de l´affluent, je passe en enlevant quelques blocs, mais je m´arrête 3m après dans une trémie, aucun passage possible malgré un bon courant d´air.
Retour au bivouac, il est tôt et nous mangeons en remarquant que la rivière fait nettement plus de bruit, même si le niveau reste bas...

- Mardi : la rivière fait toujours autant de bruit, on va ressortir trempés... Le puit des coquillages est évidemment arrosé à souhait, et on sort du popoc plutôt fatigués. On met du sec pour la dernière partie du trou et on retrouve nos 2 chauves-souris entrevues à la descente.

Pour la motivation, je dirais que la Taupe commence vraiment à avoir de la gueule à partir de la première voûte mouillante, que ce soit en dimensions ou au niveau de la rivière. Il y avait un très bon courant d´air dans la voûte finale, et on est clairement sortis des zones d´éffondrements habituels de la Taupe : on est dans un beau canyon souterrain, avec des parois saines et de progression facile.
Pour que l´explo reprenne, il suffit d´avoir de bonnes néoprènes (le bateau ne sert plus à rien), du matos pour équiper tout le dénivelé qui nous reste à parcourir, et bien se tenir au courant de la météo(pas très drôle de remonter sous la crue et la voûte finale doit siphonner lors d´une grosse crue, même si j´en doute un peu).

J´espère qu´il y aura du monde motivé pour 2008, ça serait vraiment dommage de d´arrêter... sur rien.

J´en profite pour vous passer l´inventaire actualisé du bivouac.
Détail : la corde du puit des coquillage est remontée à chaque sortie pour éviter la flotte toute l´année. Il faut seulement 10 mousquetons pour l´équiper (les plaquettes inox sont déjà en place).
Par ailleurs, ça serait bien de changer tous les maillons entre la cathédrale des llaminaks et la rivière, ils commencent à faire peur...

a+
Laurent

25.10.2007

le bonheur est dans le pré

9ebce77222379d615b9d4390eb16ae11.jpgBelle journée d’Automne, le 21 Octobre 2007.

Ils sont tous là : Jean-claude, Thierry et son rhume, Patrick, Chronopost, Marc, Philippe avec le chéquier et Roger, pour l’opération « retour des Pompes »
La pluie, est passée, la semaine dernière, il est tombé 40mm d'eau et cela a suffit pour remplir les siphons.
Une sortie pour réorganiser et récupérer nos stations de pompage est organisée.
Pour commencer, à quatre on récupère le tuyau blanc de 50 m laissé en amont du S1, pour le déplacer dans le premier siphon, car avec 2 tuyaux il se videra plus vite. « On pense à l’année prochaine »
La pompe du S1 est vite emballée ainsi que les 50 m de câbles électriques, Jean-claude et Philippe les ressortent.
Le S1 est presque vide, grâce à l’équipe descendue mercredi pour installer la pompe.
Voici notre objectif principal : le S2. Patrick s’immerge, je le suis pour parvenir à tirer le tuyau relié à la pompe, et peut-être la pompe si elle le veut bien.
Et enfin tous les cinq, nous tirons. L’un le câble électrique, les autres le tuyau blanc, qui s’enroule autour de Thierry tel un boa étouffant sa proie. Quelques arrêts dus aux aspérités de la galerie pleine d’eau nous font craindre un blocage définitif, mais, le dieu des spéléologues étant avec nous la pompe refait surface, ouf !!!
Il nous reste plus qu’à re-lover le serpent de mer dans le bon sens, ranger 100 mètres de câbles électriques, dégonfler le bateau et sortir tout cela en un voyage et dire adieu au mât d’escalade de 10m qui lui passera l’année derrière le S2, dommage !
A notre sortie, Jean-Claude et Philippe ramènent le groupe électrogène. Tout est nettoyé, journée réussie, le près ensoleillé regorge de matériel boueux.
16 heures : pause casse-croûte au soleil qui nous permet de rêver à nos prochains exploits souterrains

Roger

La Planasse du 07 Octobre 2007

La Planasse du 07 Octobre 2007

Rendez-vous 8 heures à Viniéres, nous nous équipons en haut des champs pendant qu’une harde de sangliers traverse les champs suivis de plusieurs marcassins qui accompagnent le gros de la harde.
Marc s’habille d’un vieux jogging, et Thierry et moi, enfilons notre néoprène de chasseurs de vagues. Il est 9 heures nous refaisons le plein du groupe électrogène qui va tourner toute la journée pour pomper le S2 qui est toujours alimenté en eau, ce sera notre sécurité.
A l’entrée le courant d’air est présent, le Siphon 2 est désamorcé. Le S1 est rapidement franchit la pause photo nous permet de nous rafraîchir car nous transpirons dans nos shortys en néoprène, l’eau nous arrive à la taille.
Pause photo dans la « salle de l’entre-deux-mer » et voilà le S2, pause photo pour un dernier rafraîchissement car après, à la sortie du siphon la remontée de 18 mètres de la pente de sable nous épuise
Les voûtes basses sont là, Marc les trouve vraiment basses, bon, avec le confort de la néoprène l’eau n’est pas si froide, juste désagréable quand elle pénètre dans les oreilles! Le masque de plongée est pratique il évite de fermer les yeux pour passer l’obstacle, Marc nous fait un petit refus mais nos appels l’encouragent il se trouve très vite près de nous pour passer la seconde voûte basse en nous traitant de fous.
Bon nous voilà sur la plage, les masques sont abandonnés et vite nous partons à quatre pattes vers les grandes salles.
Enfin debout, nous pouvons admirer les parois avec la lumière du phare apporté par Thierry qui balaye les puits remontants, nos commentaires admiratifs vont à l’un deux qui monte droit tel un tuyau sur 50 à 60 mètres de hauteur, et quelques concrétions blanches nous récompensent par leur beauté, une immense coulée brille de tous ses éclats dans la lumières du phare.
Une désobstruction est à faire dans la salle ainsi que plusieurs escalades.
Un des puits est bien lisse l’eau a patiné les parois il doit participer à l’alimentation en eau des galeries.
Nous partons sur les traces des plongeurs, les premiers explorateurs de la cavité, nous déambulons à la recherche des salles suivantes, le sol est jonché de blocs plus ou moins gros, nous nous faufilons entre les blocs coincés le long des parois, (guidés par des cairns bien espacé), point topo numéro 20, nous sommes sur le bon passage. .
On retrouve les grandes galeries aux parois noires, du début de la Planasse, jonchées de sable et de graviers usés par le passage de l’eau (pause photos pour les copains).
Encore un éboulis nous cherchons la suite, à part de la glaise et de gros blocs, rien, la pause casse croûte nous permettra de réfléchir à la suite.
Une arrivée d’eau au-dessus de notre lieu de pique-nique est escaladée à l’aide des solides épaules de Marc et de Thierry. Je me faufile dans cette arrivée étroite. Un léger courant d’air est présent mais il me faudrait un marteau pour casser les épines agressives de calcaire car le bloc qui me fait office de marteau s’effrite dans ma main.
14 heures, repas fini nous retournons au dernier cairn et évidemment un passage entre les blocs nous avait échappé, la suite est là dans une conduite forcée qui contourne le barrage des blocs.
Nous passons, de l’eau à hauteur des bottes. Pause photos, on perçoit un courant d’air, nous débouchons sur une longue galerie entièrement effondrée sur toute sa longueur, de grandes tâches oranges et blanches tapissent les parois. Tout est écroulé. Une salle est au bout mais partout des blocs, prêts à tomber nous surplombent, la suite, si il y en a une, n’est pas facile à trouver, pas de courant d’air et les passages dans ces éboulis de blocs sont toujours bouchés.
Le retour est décidé : la topographie est abandonnée car nous ne savons pas où se trouvent les derniers points topo, et en plus nous sommes « miros », Marc avec ses lentilles jetables pour voir de loin et nous qui avons laissé les lunettes pour voir de près à la maison sommes incapable de prendre des notes.
Retour aux voûtes basses, dernier plongeon, et le bonheur est dans le pré à 20h .

Roger

03.10.2007

Séjour d’escalade en Crète, septembre 2007

Pour notre Hébergement nous avions contacté Luisa et Gunnar qui tiennent la pension Kofinas dans le village de Ano Kapetanianà (le village « d’en haut ») et nous avions loué par Internet (site : www.autoescape.com) une petite voiture, récupérée à notre arrivée à l’aéroport d’Héraklion .
En Septembre les pistes d’accès aux différents massifs d’escalade sont très praticables mais au printemps et en hiver il vaut mieux louer un petit 4x4.
Il s’ouvre de nombreuses voies d’escalade mais le topo édité par la Corditelle est une bonne base pour explorer les différents massifs.
Pour l’escalade à Agio Afàrango il y a 2 possibilités d’accès : soit par la mauvaise piste quand même carrossable suivant la saison (à vous de voir) ou par Kali Liménes plus sûr pour la voiture, garée en face des gardes-côtes. Il faut au maximum 45 minutes à pied pour joindre le lieu de grimpe, pas trop de marques de peinture au départ du village mais le seul chemin carrossable qui monte est évident et à la fin de celui-ci on tombe sur les cairns et les marques rouges. Belle balade face a la mer.
Le secteur d’escalade Cathedral Wall se trouve en amont de la petite chapelle et la voie Cathedral Wall est super.
De nouvelles voies sont ouvertes en aval de l’église (le festin de Babette en 5c et les autres, Share en 6 ou +). Pour les secteurs anciens pas toujours évident de trouver les voies, le secteur Ariantho se trouve sur la plage à gauche en face de la mer, Indiana lui fait suite : très jolie voie, bien équipée et après pour les autres voies, quelques spits et pitons en hauteur. Ne pas oublier coinceurs et sangles.
Un autre secteur bien équipé se trouve avant de monter à Salt-tik sur la gauche, une voie surplombante en 6b, une autre en 5c la suivante doit être en 6c+ et la suivante en 4c.
D’autres voies ont été ouvertes pendant notre séjour dans ces gorges magnifique mais polluées par les nombreux déchets laissés par les baigneurs ou autres (« cacas », bouteilles plastiques, sacs et restes d’aliments nombreux planqués autour des lauriers-rose (en fleur au printemps) mais heureusement la baignade est super.
Je reviens aux secteurs autour de Kapetanianà : Sheep-fold des jolies voies bien équipées, elles sont toutes à faire mais à l’ombre en Automne et les noms sont inscrits en allemand, Achilles au soleil l’après-midi, avec 2 nouveaux secteurs (Little Corner, 2 voies 5b et 6a et Flat Land 2 voies en 5).
Minoan Library : allez y, super cailloux, très bien équipé, au soleil l’après-midi il est conseillé de finir par Kapetaniana Needle.
Spring Wall cailloux super, 2 voies mais on peut faire la fissure athlétique à droite de Igel (2 à 3 coinceurs).
Kofinas Keeper : nous n’y avons pas grimpé car il y avait beaucoup trop de vent lors de notre visite de ce secteur, à l’ombre le matin. Si l’accès par la gorges ventée pose un problème on peut passer par le sommet de la colline sans faire le grand tour par Spring Wall.
Le mont Kofinas : nous avons fait le pèlerinage du 14 Septembre à la chapelle qui se trouve au sommet avec les Crétois du coin, le pope à béni le pain et le basilic, et nous avons partagé avec les fidèles le pain béni et le Raki en admirant le paysage de toute beauté.
L’équipement des voies est un peu vétuste n’oubliez pas coinceurs et friends, mais Zbynek avait prévu un rééquipement important, avec rappel pour descendre directement dans les voies en passant par le sommet pour raccourcir la marche d’approche.
Pour le site The Garden, Zbynek nous a prévenus que les voies sont très courtes et dans l‘ensemble très peu équipées, par contre pour Le Piège à Chèvre toutes les voies sont à faire de l’Hypoténuse (où l’on peut croiser quelques chèvres) au Ventre de Dionysos. La voie en 5b peut se faire du bas avec quelques coinceurs en utilisant les spits de la voie en 7b au départ.
Nous n’avons pas grimpé au secteur Indian Cliff, une nouvelle voie y a été ouverte (Baracuda en 7C).
Un nouveau secteur de toute beauté ouvert près de la grotte d’Agios Antonios en face sud en contrebas et à gauche de la grotte une dizaines de voies allant du 5b au 6a avec une majorité de 5. Grimpe en bord de mer garantie et équipement inox enveloppé de sel car les jours de grand vent les embruns balayent la falaise. Des petites criques tout le long de la randonnée pour se baigner dans une eau transparente. Pour finir le nouveau secteur Africa avec des voies allant du 6a+ au 7b face à la mer.
Vous avez compris l ‘escalade autour de Kapetaniana est en pleine évolution, l’hébergement à la pension Kofinas tenue par Luisa et Gunnar le super cuisinier, mérite plein d’étoiles au guide Michelin de la grimpe, et il vous donnerons toutes les informations sur la grimpe et les supers randonnées autour de Kapetaniana (leur site internet : info@korifi.de ou www.korifi.de.)
Zbynek le polyglotte, vous aidera de ces conseils. Vous pouvez apporter des spits ou goujons inox pour participer à l’équipement ou au rééquipement des voies.
Pour la grimpe le rocher étant très abrasif, les cordes de petit diamètre seront très vite usées, il vaut mieux prendre le diamètre qui a du mal à passer dans le grigri et quelques maillons rapides inox pour renforcer les moulinettes.

Le samedi matin un marché animé à Mires.
Pour le logement, nous avons fait avec le routard et en septembre pas de problème pour trouver une chambre que l’on peut facilement marchander.

Sandrine et Roger

27.09.2007

La Planasse les 08 et 09 Septembre 2007

4f249c9bc82c820baf723ae9db7b9e54.jpgLa Planasse les 08 et 09 Septembre 2007

Les participants : Ghislaine, Serge, les 2 Thierry, Marc, Patrick, Chronopost, Philippe, Roger.
9 h : tous présents à Vignieres, on se change dans le pré et vite, vite: le courant d’air est bien présent, enfin je vais voir la suite du S2.
Je descend rapidement et progresse vite, je dépose la combinaison néoprène au S1 et je vais jeter un œil au S2. Effectivement je le franchit, de l’eau jusqu’au nombril, retour au S1 pour enfiler ma néoprène en prévision des voûtes mouillantes qui font suite au S2. Je fini d’enfiler ma néoprène et la troupe arrive.
Nous passons tous le S2, Thierry et Patrick déplacent la pompe, cela permettra de continuer à vider le S2. Une grande pente de sable instable lui fait suite, heureusement une corde est en place pour faciliter la remontée. Une grande salle au plafond plat et arrondi fait suite au S2. Une première voûte basse confortable que nous passons, accroupis dans l’eau. Elle est la bienvenue pour me rafraîchir car la néoprène tient chaud, ensuite la progression se fait souvent plié en deux ou à 4 pattes, toujours dans le sable. Il y reste des vaguelettes dessinées par le reflux de l’eau. La halte se fait juste avant les voûtes basses au pied d’un puits remontant, escaladé par Patrick les week-end précédents.
Je vais jeter un œil à la voûte basse, je m’allonge dans l’eau, effectivement l’eau frôle la paroi, l’air en passant frise le surface de l’eau et fait un doux ronflement, surveillé par Philippe. Je mets mon masque de plongée, me munit de ma torche étanche, je m’approche de la voûte, l’air passe. J’éclaire l’espace libre, il faut s’immerger totalement, je retiens mon souffle et hop je passe. Cela doit faire 50 à 60 centimètres de long et derrière la voûte remonte. je nage sur quelques mètres, une autre voûte basse plus longue m’oblige à replonger et j’arrive sur une jolie plage de sable, essoufflé et soulagé : bon ça passe ; il suffit de se mouiller. Quand je pense à Casteret qui nageait dans l’eau des grottes juste avec son maillot de bain et une bougie à la main, confiant à son expérience de nageur et moi avec mes 3 cm de néoprène j’ai froid !.
Bon ce n’est pas tout ça, il faut que je retourne, Philippe m’attend. En quelques minutes je le retrouve, nous allons rejoindre nos camarades qui arrivent en ordre dispersé.
Il faut équiper les voûtes basses en y mettant une corde pour faciliter les allers-retours. Qui a des cordes dans son kit? On fouille, les cordes sont restées à l’entrée du S2. Patrick se dévoue et repart chercher le kit oublié, pendant ce temps je vais planter un spit après les voûtes basses et très mouillantes, je replonge ¼ d’heure après, une fois mon spit planté, je retrouve Philippe qui a aussi planté ces 2 spits à l’entrée de la voûte avec le perfo. Il nous reste à récupérer une corde, et je replonge pour l’attacher à l’autre bout.
Je commence a la trouver fraîche, surtout quand elle me rentre dans les oreilles.
Pause casse-croûte il est 14 heures et j’ai faim, quand j’entame mon sandwich je donne faim a Marc, Thierry et Chronopost qui décident d’arrêter les essais de vidage des fameuse voûtes basses car pour cela nous avions apporté 100 m de tuyau et un saut et aussi un entonnoir qui a rendu l’âme pendant le transport mais comme ils sont des acharnés et qu’ils n’aiment pas l’eau froide, avec un entonnoir de fortune ils essaient depuis quelques heures de les remplir, mais les bulles d’air et la longueur des tuyaux auront le dernier mot.
Pause casse-croûte, pendant que descendent Ghislaine, Serge et Patrick suivi de Thierry ils ont fini la topographie du puits remontant.
Apres ce pantagruélique repas plus ou moins chaud, je pose la question qui tue: qui vient se baigner avec moi ? Silence….. Bon il est tard, après manger ce n’est pas prudent…; tient Patrick, toi qui a une néoprène vas y. Donc c’est avec Thierry et Patrick que nous nous retrouvons devant la voûte, je remets le masque de plongée et hop je passe la voûte ; allez Patrick à toi ! bien tu est sûr, je la sens pas sur la digestion, je la trouve trop froide.
Je crie à Patrick et Thierry que je continue, ils m’attendront en soutien et très vite je retrouve la plage sans les cocotiers. Je pars pour une petite pointe vers les grandes salles explorées et topographiées par les plongeurs (Roland et Patrick Jolivé), toujours à quatre pattes dans le sable et enfin la première grande salle avec ses deux grands puits remontants et les parois ornées de grosses concrétions, une grande galerie jonchée de blocs fait suite et voici la deuxième salle et là aussi un amas de blocs. Entre les deux salles un méandre où le courant d’air est bien présent.
Pas d’eau dans la galerie, j’ai chaud, j’arrête ma course et retourne vers mes camarades qui m’attendent en grelottant.
Tous les trois nous cheminons doucement en admirant ces galeries qui risquent à tout moment de nous être interdites par la montée des eaux.
Voici le S2, Thierry et Patrick déplacent encore une fois la pompe, pendant ce temps je passe le S1 et enfin enlève cette cocotte-minute de néoprène.
Nous apprécions le retour dans les grandes galeries et enfin à 19h30, le grand pré vert illuminé par le soleil couchant.
A dicias

Roger

05.09.2007

Les cinglés de l'Asca

CAMP D'ETE AOÛT 2007


Le 12ème camp d'été de l'ASCA s'est déroulé à Vignières, commune de Penne, dans le nord-ouest du département du tarn, du samedi 18 août 13 heures au dimanche 26 août 2007 13 heures.

Il y avait quatre défis à relever :
- Tout d'abord il fallait savoir si la diaclase rive gauche post S1 était bel et bien un regard sur le sous-écoulement de la Planasse comme le suggéraient ses cupules d'érosion. Ce point fût confirmé les deux dimanches précédents par la vidange du S1 dans la diaclase ("La Foufoune" dans le texte). Donc le S2 devrait se déverser là aussi !
- Ensuite s'assurer qu'aucun retour d'eau ne débordait dans le S2 : celui-ci était limpide, donc banco !
- Le gros morceau : sortir du S2 "x" m³ d'eau dans un temps "y" avec une alimentation du S2 de "z".
x avoisinant les 1000 m³
y étant le plus court possible
et z qui fait du zèle avec la pluie extérieure
Le tout agrémenté par des détails de fonctionnement tel que panne sèche du groupe électrogène, ensablement de la pompe, fuites de tuyaux, châtaignes à un câble électrique…
Mais notre obstination aura raison du S2 le vendredi soir, avec l'établissement d'un violent courant d'air.
- Le dernier objectif, la cerise sur le gâteau, ne sera révélé que le mardi suivant le camp quand je vérifiais par un chaud après-midi, que le courant d'air du Trouareg s'était inversé et qu'il filait vers La Planasse. Nous avons donc un autre regard sur le réseau. Les anges gazouillent.

Quinze jours avant ce camp, nous ne savions pas encore si cette aventure aurait une chance de réussir ; aujourd'hui nous allons gambader dans ce fabuleux réseau en vidangeant l'ultime flaque (voûte mouillante sévère : Une narine après l'autre) et poursuivre nos recherches au Trouareg.

Si la Nature nous a aidé, nous n'oublions pas l'aide précieuse des copains du Spéléo Club de Blois qui ont efficacement participé au portage du matériel, se demandant quand même si nous n'étions pas un petit peu cinglés.
Ils n'ont sûrement pas tout à fait tort.

Pinfle

03.09.2007

La Planasse sortie ou entrée du 02 Septembre 2007

Bonjour,
Les suites du camps de la Planasse, l’exploration post-siphon continu avec quelques aléas
Nous nous retrouvons (Marc, Gero, Thierry, Chronopost, Patrick, Gégé, Jean-Claude l’ancien, Fabian, Roland le belge, et Serge) avec différents ustensiles à descendre dans la cavité.
Le tri du matériel se fait dans le champ au fond de Vignières: cordes, trousse à spits, mousquetons, échelles de spéléo, accus en plomb avec son perforateur, une deuxième pompe pour le siphon 1, essence pour le groupe électrogène, et surprise (!) 80m de tuyau pour baisser les voûtes très basses qui sont après le siphon 2 quelques 2 à 3 cm entre l’eau et le plafond.
Enfin tout est dans les kits, le portage peut commencer avec un arrêt au groupe pour vider les 40 litres d’essence dans le réservoir.
La porte de notre ligne Maginot est soulevée mais le courant d’air absent nous fait penser au pire.
Descente avec 2 kits chacun, et toujours les mêmes petit tracas, les kits se coincent toujours là où on si attend le moins, heureusement qu’avec les aménagements apportés à la cavité la descente est très rapide.
Avec Patrick je passe le S1 avec de l’eau au niveau du nombril, notre objectif est de placer une purge sur le tuyau juste avant la foufoune car avec l’air et le sable la pompe du S2 force trop.
On coupe le tuyau, le T est placé avant la foufounette, et on raccourcit celui qui se trouve dans le S2, Patrick sort le chalumeau pour pouvoir chauffer le tuyau et l’enfiler sur un nouveau raccord. On le coupe (le raccord et le serre-joint sont mis en place).
Thierry plante des spits au début de la salle, pour maintenir le tuyau dans un bon angle de vidage et pour qu’il ne se déplace pas pendant les prochaines crues. L’eau monte à 10 m au-dessus de nos têtes.
Je vais voir le fameux S2 je m’avance dans ce magnifique tuyau long de 150 m mais au bout de 60m le siphon est réamorcé. La voûte disparaît dans l’eau verte et transparente, voilà pourquoi le courant d’air a disparu, je suis un peu déçu mais pour découvrir les mystères souterrains il faut savoir être patient : les découvertes importantes savent se faire désirer.
Les gros de la troupes arrivent, nous somment tous essoufflés par le manque d’oxygène, (et les plans que nous tirons sur la comète), le dépôt de matériel est organisé, la pompe est remise en place sur son bateau (un pneu de voiture avec une clef de portage) pour éviter qu’elle ne s’enlise. Après quelques tests elle redémarre enfin. Pour nous tous, pause casse-croûte.
Retour aux voitures en ordre dispersé, un autre plan est décidé pour le week-end prochain.
Le matériel est lavé dans la Vére aux pieds du château de Bruniquel.
A Dicias.

14.08.2007

La Planasse, pompage du siphon 1 le 12 Août 2007

Le week-end Foufounette du 12 Aout 2007

Les présents : Thierry Le président, Thierry le Prof, Marc le facteur, Jean-Clair le lotois, Philippe le pompier, Jean-Claude le Président à vie, Roger avec des bleus et Salvy le petit dernier.
Tous arrivés à l’heure au rendez-vous de Vaour, direction Vignières pour le pompage du siphon 1 de la Planasse. Encadrement de Jean-Clair, un ancien du club qui vient barboter avec nous et initiation de Salvy le fils de Thierry.
Doit on prendre de la nourriture ? Thierry nous répond qu’il y en a pour 15 minutes de pompage et que ce n’est pas la peine de se charger.
Premier objectif : apporter le groupe électrogène au bord du trou en évitant de se casser la figure à cause des multiples racines, mousses et cailloux qui jalonnent le lit du ravin que l’on remonte sur 300 m.
Une fois la porte qui protège la cavité ouverte, un fort courant d’air nous rafraichit, pour la descente des puits successifs qui nous amènent dans la rivière de la Planasse
Un spit de planté par Roger dans le puits de 7 m, pendant que les Thierry se dirigent vers le fond avec Philippe pour pousser la pompe plus loin dans le siphon, et Marc, Jean-Clair et Salvy se promènent dans les galeries en faisant quelques prise de cinéma avec le nouveau caméscope de Marc.
On se retrouve tous devant la mare au canard à attendre pendant 4 heures que le siphon 1 se vide pour déplacer les tuyaux dans la fameuse Foufounette pour vérifier si le siphon 2 ne serait pas alimenté par ce conduit étroit. De temps en temps le téléphone sonne. Jean-Claude le préposé au groupe électrogène resté à l’entrée nous appelle pour prendre des nouvelles. Il obtient toujours la même réponse «ça baisse doucement, remet de l’essence ».
Des gargouillis résonnent, ce ne sont pas nos estomacs qui crient famine mais des bulles d’air qui s’échappent des voûtes basses du siphon, le désamorçage approche et toutes les 15 minutes Thierry s’exclame : « allez encore 5 minutes et ça passe ». Enfin Philippe notre pompier « pas de service », lâche le fameux «ça passe » et il s’élance courageusement dans la voûte basse avec de l’eau jusqu’aux oreilles, suivi de Thierry le Prof et nous encourageons Jean-Clair à passer aussi la voûte basse, en nageant, pour voir la grande salle de l’entre-2-mer qui se termine sur le siphon 2.
Philippe nous hurle qu’il y a un problème, le tuyau va déjà dans la foufounette, donc bonne nouvelle, la foufounette absorbe toute l’eau du S1 et meilleure nouvelle dans le S2 l’eau n’est pas troublée mais Alzheimer a frappé : « qui a pénétré la foufounette le dernier et où va l’eau ??? ». Après mûre réflexion, Philippe a un vague souvenir de partie à 3 avec Marie et Roland.
Pour l’eau, le test est concluant. Il y a un sous-tirage vers un réseau noyé. Nous pourrons entamer les gros travaux, et vider le S2 pendant le prochain camp de la Planasse du 18 au 26 août 2007.
Enfin tout le monde est dehors à 18h 30, pause casse-croûte et groupe électrogène ramené à la voiture.
Pot de l’amitié et retour à la maison en pensant aux grandes galeries qui nous attendent.

Roger

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