04.11.2009

Les Arbailles du 30 octobre au 01 Novembre 2009

Les participants

Toulouse, Roger

Limoges, Jean-Michel, jacquot

Nantes, Pascal, Jean-Louis, Nathaniel, Pauline, Christophe

Du coin, Olivier, Jérôme, Marie, Laurent, Emilie, Stéphane, Eric Delaitre de passage.

 

Vendredi 30 Octobre 2009

Arrivée sous le soleil et les montagnes qui se détachent dans un ciel bleu, le pic d'Anie, toujours aussi pointu vu de loin. Quelques moutons paissent tranquillement, et des chevaux craintifs m'accueillent juste avant l'arrivée au cayolar.

Dans le cayolar tous le monde est déjà réveillé, Laurent me propose un café, bienvenu, car je suis parti très tôt ce matin, nous le buvons assis au chaud soleil en échangeant les dernières nouvelles.

Jean-Michel, Christophe et Emilie iront au Nébelé pour une séance photos.

Avec Pascal, Jean-Louis, et Jacquot nous allons faire une reconnaissance dans le Ga1 car Jean-Michel a fait parler le mange cailloux et il nous prédit que cela va passer.

Nous nous chargeons aussi de plusieurs cordes et amarrages car nous allons faire un portage pour le Ga477.

Effectivement dans le Ga1 nous dépassons la dernière étroiture, et grâce à une massette maniée avec dextérité, à tour de rôle, nous poursuivons la première dans un méandre qui nous étreint de ses parois agressives. Les heures ont passé rapidement, nous en sortons au bout de 5 heures de progression.

Heureux mais fatigués, le Ga1 reste toujours étroit. Il est 16h nous pouvons enfin casser la croûte.

La journée n'est pas finie, nous repartons pour le Ga477, qui se trouve en haut du massif, près du sommet sans nom 1286m, à la lisière de la forêt.

Jacquot repart au cayolar pour préparer l'apéro et nous, Jean-louis « un petit mais costaud » groupe électrogène sur le dos , Pascal et moi, un kit de matériel chacun,  nous faisons un portage au Ga477.

Diner chaleureux avec Jean-Michel, Laurent et Emilie, Jean-Louis, Jacquot, Christophe et Stéphane qui prend la photo.

 

Samedi 31 Octobre 2009

Il fait toujours aussi beau, nous allons tous au Ga477, avec 2 nantais de plus, Nathaniel et Pauline arrivés dans la nuit.

Randonnée agréable dans les prés et le sous-bois, nous passons dire un bonjour à la Taupe, et poursuivons dans les pentes raides jusqu'au Ga477.

Jean-Louis équipe les puits, Pascal le suit avec le perforateur et Roger finalise l'équipement pour le  laisser en place. Le groupe tourne et nous irons voir à tour de rôle l'étroiture final (pour l'instant) ! finale.

Pendant la pause-déjeuner, Laurent, Olivier, Jérôme, Marie et Eric Delaitre nous rejoignent.

Après la pause, Roger équipe le Ga403 qui est à une cinquantaine de mètres du Ga477. 

Trois spits plus tard, tout le monde visite cette unique salle d'effondrement dont le plafond est troué d’un autre puits d'accès. Au point bas, du milieu de  la salle une belle tête de vache fait le bonheur d'Olivier. Pour une suite éventuelle il faudrait creuser dans ce point bas où la tête de vache nous montre la voie. Ni une ni deux, l'équipe motivée entame une désobstruction dans l'éboulis, pendant

ce temps Roger, retire la corde et va équiper le deuxième puits qui donne accès à la salle, cela fera une jolie traversée.

Après cinq spits plantés dans ce beau puits, surprise, plus personne dans la salle. Pascal et Jérôme me rejoignent, nos désobeurs ont trouvé un méandre, d'une hauteur de 15 mètres d'un coté et un autre puits qu'il faudrait dégager des pierres qui menacent de tomber au fond, une autre partie de méandre est descendu, mais dommage étroite au fond.

Il fait largement nuit quand nous ressortons du Ga403 qui nous a réservé une si bonne surprise. 

Retour au ga477 pour une dernière séance de mange cailloux, et nous repartons bien chargés de tout le matériel récupéré, guidés dans la nuit par les photophores laissés en place et le clair de lune qui éclaire les hêtres fantomatiques.

 

Dimanche 01 Novembre 2009

Départ pour le Ga56, avec Olivier, Jérôme, Marie, Jean-Louis, Pascal, Stéphane, Nathaniel, Pauline  et Roger. Nous allons le déséquiper et faire un peu de désobstruction.

La progression est lente car il faut s'adapter aux nombreuses étroitures. A la sortie nous nous promettons de revenir,  mais avec de quoi les agrandir car dans le dernier puits il y a une promesse de continuité.

Retour au gîte pour un peu de ménage et un au revoir collectif, en nous promettant de revenir.      

 

Roger

      

     

 

 

 

06.03.2009

Séjour au cayolar Lucugnébehety du 21 au 24 février 2009

Samedi 21 : Philippe, Aurélien et moi partons laborieusement de Limoges vers 10h00, après avoir bourré la bagnole de Prof (le copain de Blanche Neige) du nécessaire de survie réglementaire : ½ stère de bois, un groupe électrogène, une machette, un merlin et une tronçonneuse, des cordes des casques et des baudriers, une marmite de soupe et un tombereau de patates cuites, des duvets, une brosse à dents.
Route tranquille et ensoleillée jusqu’à Mauléon. Arrêt courses au supermarché, on était parti trop léger. Et puis on ne sait pas ce qui nous attend.
Ce qui nous attend à la caisse c’est Jean-Mi et Jitka, redescendus à la civilisation pour acheter des lunettes de soleil tellement y’a de neige et de soleil la haut. Je ne vous dis pas le bilan carbone par œil…
Vers 17h00 on jette l’ancre près des abreuvoirs ; des récifs neigeux nous empêchent d’aborder, il faudra transférer la cargaison à dos d’hommes. Roger est au mouillage également et nous aide à transporter les vivres. Le comptoir Breton-Limousin en Principauté de lucugne à résisté à la tempête et sera de nouveau notre havre pendant quelques jours. Le poële ronronne déjà, les loirs aussi sans doute. Douce quiétude.
Ca ne va pas durer.
Au col, deux frères de la côte sont encalminés avec leur sinistre fourgon et arment un bizarre esquif qu’ils surchargent de marchandises à la provenance inavouable. On reconnaît Mathieu, et Alexandre qu’on ne reconnaît pas parcequ’avant on le connaissait pas mais maintenant on le connaît donc on le reconnaitra le prochain coup. Le traineau avec lequel ils s’apprêtent à traverser la banquise est une chaise longue en plastoc, accompagnée de ses petites sœurs du même métal.
Règle numéro un : on n’apporte plus de merdes dont on n’a pas pu se débarrasser à la kermesse annuelle du CDS. C’est moche, c’est encombrant et ça ne sert à rien, et ça va encore contribuer à flinguer la couche d’ozone quand on va faire cramer ça au printemps.
Bon, on devait être six, on est déjà huit.
Et puis c’est l’heure de l’apéro.
Et donc évidemment ça débarque encore : Olivier et Laurent D, puis Laurent L venu tailler une bavette et se réchauffer en attendant que ses potes ressortent d’une traversée de la Pierre.
Et dans la nuit tombée Stéphane cogne à l’huis.
Alors ce samedi soir, loin de tout dans cette immensité neigeuse, avec pour seul bruit le vrombissement du groupe électrogène et pour seule fumet le parfum des boulets de charbon dont JMG a bourré le poële, on refait le monde et on mange liquide. Jurançon, foie gras, Porto, pâté basque, blanc, rouge, gâteaux salés, champagne. C’est n’importe quoi ! Même la bouteille de Génépi y passe, et pourtant c’est pas bon.
Stéphane explique à Jitka pourquoi la pratique de la spéléo est aussi peu féminisée, puis dans une audacieuse parabole passe à la peur du vide et aux vertus des passages canadiens pour contenir les vaches. Comprenne qui pourra. Tout est dans tout et réciproquement.
Vers 1h00 les derniers combattants disparaissent, qui dans la chambre, qui dans son fourgon, et un courageux dans sa tente.
Laurent R est reparti depuis un moment affronter la froidure et l’attente.
Dimanche 22. Mal aux cheveux, voire au casque.
Réveil échelonné.
Petit déjeuner carottes-bananes-pommes pour Alexandre. Il croit peut-être qu’on ne souvient plus de lui la veille…
Premier départ, JMG, Jitka et Aurélien, en route pour Betchanka.
Deuxième départ, Roger et ma pomme pour IL 23, un trou très accessible dans la prairie au dessus du cayolar Olhatzezarre.
Olivier, Mathieu, Alexandre, Stéphane et Laurent doivent nous rejoindre.
Peut-être.
On équipe, on descend le puits d’entrée. En tête du P 50 le courant d’air est très nettement aspirant. On descend et on s’arrête par manque de corde. On ne peut même pas descendre le P 10 qui donne sur l’étroiture. Ca nous donne le temps d’admirer le P 50, vraiment magnifique, très large, propre, sec.
Et on attend. Personne.
Donc on remonte en se disant qu’on y reviendra cet après-midi pour équiper le P 10 et traquer le courant d’air en haut du P 100 qui suit l’étroiture.
En haut du P 50 on croise la relève. Au moment de sortir, Laurent et Mathieu me balancent des boules de neige. Même pas mal.
Pour me venger, je fauche le limonadier, accessoire indispensable de la bouteille de rouge que ces idiots ont laissée à l’entrée du trou.
On redescend casser la croûte avec Philippe, puis Laurent, Roger et moi partons faire un peu de prospection au soleil. Les pieds nickelés ne sont toujours pas ressortis d’IL 23. Laurent repère juste à côté un petit trou souffleur qu’il propose ne toute modestie de baptiser DUPEYRON 1.
On en trouve un autre sous la crête, ouvert depuis longtemps sans doute car recouvert de piquets et de barbelés, mais vraisemblablement invisible quand les fougères sont poussées. La neige a fondu sur à peu près deux mètres de diamètre. On suggère logiquement et à l’unanimité de l’appeler DUPEYRON 2.
Quant à DUPEYRON 3, on l’aperçoit à 300 mètres de là, sous une falaise de neige (enfin petite falaise quand même) partiellement effondrée. En s’approchant on voit que l’air chaud à percé plus d’un mètre de neige.
Retour vers le cayolar, fuyant devant le brouillard. On croise Philippe avec qui on pointe Dupeyron 1 et 3. Bon enfin pour les noms on en reparlera.
Fin d’après-midi au cayolar. Philou mitonne une garbure. L’équipe de bras cassés est redescendue de la mine sans avoir rien trouvé. Sans avoir beaucoup cherché non plus…
Puis l’équipe betchankesque nous rejoint. Ou l’on apprend qu’après leur ballade souterraine ils sont allés défiler dans les rues de Tardets en combi et casqués : c’étaient carnaval, et ça on ne l’avait pas encore vu ! Et ben maintenant c’est fait. Des photos en attestent.
Aurélien, Mathieu, Stéphane et moi attaquons une belote. Stéphane, toujours pédagogue, entreprend d’initier notre amie Tchèque aux règles de la belote, à la belote à travers les âges, belote et cuisine moléculaire, le rôle de la belote dans la tectonique des plaques, comment gagner un jambon au concours du cercle ossaloi des mangeurs de boudin, belote et alcoolisme, comment en sortir.
Garbure, délicieuse. Merci Philippe.
Mathieu ouvre une bouteille de rouge au nom de premier ministre. Château Debré, domaine Couve de Murville ? Non, pas si vieux. Clos Chaban-Delmas, côte de Juppé ? Peut-être, c’était du Bordeaux. D’ailleurs il était pas terrible, plutôt fade, voire insignifiant. Fillon peut-être. J’me souviens plus.
Ce soir on se tient bien à table. Puis Olivier, Alexandre et Mathieu lèvent le camp. Rebelote avec Batling Stéphane et Aurélien des Carpates contre Dynamite Jean-Mi et le Baron de Saint-Priest. Une manche partout.
Lundi 23.
La tente de Laurent est toujours devant le cayolar, et toujours dans la neige. Et Laurent dans la tente. Le fourgon de Stéphane à disparu, il a du redescendre chez lui, au frais.
Règle numéro deux : la prochaine fois faut apporter du bois sec et des filtres à café, mais pas de pâtes ni de PQ.
Roger et moi retournons à IL 23, JMG emmène Jitka sur la côte, Phil et Aurélien bullent au cayolar.
Dans IL 23, des modelages surréalistes –au sens étymologique du terme- nous accueillent à la base du P10 et on comprend pourquoi les Marx Brothers de la veille sont restés si longtemps. On passe l’étroiture, sympa (et ça doit être encore mieux avec de quoi équiper le P100…), et on teste le papier d’Arménie dans le méandre qui suit. Nada, la fumée n’y va pas, mais elle descend mollement dans le P100. La suite doit y être, mais semble-t-il, pas au fond. Il faudra donc y retourner traquer le courant d’air, mais sans doute auparavant recalibrer l’étroiture. Roro grimpe un peu à la sortie de l’étroiture mais rien d’évident la non plus.
On remonte et au passage Roger balance quelques cailloux dans le puits parallèle au P50. Ils atterrissent dans une petite salle près de la base. RAS.
L’après-midi nous voit descendre en tirailleurs le flanc de la montagne entre les abreuvoirs et la route du col d’Ahusquy. Un troupeau de vaches qui a fait les frais d’une querelle entre anciens et modernes nous regarde placidement passer. Elles ont l’air content de nous voir mais ça leur donne pas à bouffer. Dans la pente rien de remarquable. C’est bien dommage car maintenant la Taupe se dirige vers ce secteur et ça serait pas mal qu’on trouve un petit accès confortable près de la route et trois cent mètres plus bas que l’entrée actuelle. On termine notre course dans la perte près du cayolar Uthurieta. Quelques seaux et blocs plus tard, c’est toujours bien étroit, avec un faible courant d’air aspirant. Et à la prochaine pluie ça va se reboucher. Retour mélancolique au foyer. C’est pas encore la veille du matin du grand soir.
Jitka et JMG rentrent de leur journée à la mer. C’est des habitués d’un bilan carbone exceptionnel.
Pour se réchauffer on mange du hareng sous la fourrure, mais sans vodka. Soirée paisible près du poële, sans chat qui ronronne.
Mardi 24.
Le temps est maussade. Nous ça va.
JMG, Jitka et Aurélien traversent la vallée pour aller à la grotte des mille vaches. Philippe, Roger et mézigue repartons en ballade pour pointer au GPS celui qu’on avait appelé Dupeyron 2. Et on continue dans la neige fondante. On en repère un autre juste à côté du cayolar Harribiribile, une ruine qu’est plus du tout une ruine entre Naboléguy et Ahusquy. Et d’autres encore sur le chemin du retour. La routine. Il y a des traces d’animaux partout dans la neige, mais comme on ne saurait pas reconnaître un ours d’un hamster, on n’est pas plus avancé.
Et on prend notre dernier repas ensemble. Samedi soir on a vu passer les grues et on va faire comme elles, repartir vers le nord. Snif.
On élimine tout ce qui se conserve pas (merci à celui ou celle qui avait laissé du potiron la dernière fois) on verrouille les placards et l’armoire métallique (merci les loirs), et on planque derrière la maison les horreurs généreusement offertes par Mathieu en espérant que les vaches, les vautours ou les loirs les boufferont.
Mais on ne rêve pas trop, c’est indestructible ces saloperies.

Alain
Bilan : On à laissé la Taupe, le GA1 et le GA 306 tranquilles ; sans doute très humides et surtout peu accessibles.
IL 23 à suivre ; il y a un vache de courant d’air jusque dans l’étroiture vers -70. c’est moins évident en haut du P100 mais c’est sans doute du au volume. En tous cas ça ne part pas dans le méandre qui prolonge l’étroiture.
Les trous souffleurs repérés à la faveur de la neige. Faut au moins aller voir même s’ils sont –un peu- loin de notre terrain de jeu préféré.
La perte près du cayolar Uthurieta : et ben je me demande si ça vaudrait pas le coup d’insister. C’est en droite ligne sur la nouvelle direction prise par la Taupe, et c’est peut-être le moins bouché des trous bouchés de ce secteur. En plus c’est près de la route, on peut venir avec une pelle à chenilles…

Participants : Aurélien Dupuychaffray, Roger Laot, Jean-Michel Gorgeon, Philippe Picard, Jitka (Spéléo club Praguois ?), Olivier Delors, Alexandre ?, Laurent Dupeyron, Laurent Richard, Stéphane Vogrig, Mathieu Jambert, Alain Ravanne

17.02.2009

Le 15 février 2009, rendez vous au Dolmen

Les présents, Thierry, Damien, Marc, Jean-Claude, et Roger

Nous nous retrouvons après Vaour, dans la carrière prés du Dolmen sous le soleil et le froid de l’hiver.
Prospection dans la campagne sur le chemin supposé de la Planasse, avec les chasseurs accompagnés de leur chien dont les aboiements graves résonnent déjà dans les sous-bois. Apéro et déjeuner au soleil. L’après-midi nous allons prospecter au-dessus du village de Janoye, pour retrouver deux grottes découvertes par Thierry Guiraud en 1991.
Nous retrouvons rapidement la Grotte des Abeilles, qui doit son nom à la découverte d’un essaim vide par Patrick Pagnucco. Un petit mur a été construit pour en cacher l’entrée et un grand chêne a poussé, nous en retrouvons des racines loin à l’intérieur dans les passages étroits de la grotte. Deux papillons noirs sont collés au plafond surbaissé de la galerie d’entrée ainsi qu’une chauve-souris, Jean-Claude fait tout son possible pour ne pas les écraser.
La suivante doit se trouver à 200m aux alentours, nous nous répartissons dans la pente boisée et la recherche commence dans les buis et les ronces.
La grotte de l’Ours est retrouvée, elle doit son nom au manque de traces d’Ours.
L’entrée est légèrement bouchée par de la terre, Thierry se trouve trop gros et enlève son pull pour forcer le passage, un peu de désobstruction faite par Damien, et nous voilà tous à l’intérieur à chercher la suite dans les différents boyaux obstrués par la glaise collante.
Pour finir la journée, balade sous les buis et dans le village de Janoye.

Roger

06.02.2009

Dimanche 01 Février Cabéou 2

Avec Jean-Claude, Marc, Damien, Thierry et Roger

Avec Damien nous allons prospecter dans la vallée avant que la troupe n’arrive, nous dérangeons 3 beaux cerfs qui s’échappent majestueusement d’entre les arbres.
Le propriétaire des lieux nous rend une petite visite amicale et ne s’oppose pas à nos travaux de longue durée.
De retour dans cette petite grotte bien sympathique, où le gaz carbonique règne en maître.
Ventilateur branché au groupe et avec 50 m de fil électrique nous pouvons apporter le marteau-piqueur pour faire une tentative pour agrandir la micro fissure d’où le gaz s’échappe.
A la fin de la journée la fissure a grandit mais pas de beaucoup.

Dimanche 25 janvier 2009 retour à Cabéou 2

Avec Jean-Claude, Ghislaine, Serge, Roger, Damien, Alban et Marc qui viennent du Périgord

Nous nous retrouvons tous pour affronter le gaz carbonique de Cabéou 2 avec l’arme secrète apportée par Damien : « un ventilateur «
Un vieux groupe électrogène apporté par Jean-Claude qui le dorlote et qui n’obéit qu’à ses manipulations nous servira de centrale électrique.
Nous installons le ventilateur à l’entrée basse de la cavité et les travaux de terrassement commencent, nous nous étageons dans la cavité pour déblayer la terre pour faciliter le passage à quatre pattes malgré l’étroitesse de la galerie.
Alban et Marc s’attaquent à l’étroiture principale avec l’aide de Serge et Roger. Après deux heures de déblaiement, arrêt pour le casse-croûte bien mérité, pâté, saucisson, jambon et vin rouge de Bergerac, pour nous donner des forces. Pour finir café et galette, un repas qui nous permet de faire mieux connaissance avec nos amis du Périgord.
L’après-midi les travaux de désobstruction continuent dans Cabéou 2 avec un nouveau groupe électrogène apporté par les Périgourdins, tandis que Serge, Roger et Ghislaine vont prospecter aux alentours.

20.01.2009

Sortie du 18 Janvier au Dolmen

Les présents Thierry G, Thierry M, Jean-Claude H, Marc P, Damien L, Philippe R, Roger L.

Nous nous retrouvons dans la carrière du dolmen de Vaour (81),
Jean Claude sort de la voiture et au miracle ! un trou jaillit à ses pieds.
Nous nous extasions devant ce petit trou , en attendant que Thierry arrive.
Les outils de désobstruction entrent en jeu.
Je laisse les taupes à leur travail, et, avec Damien et Philippe nous allons équiper le puits du Dolmen et faire un calcul savant pour avoir le sens des couches de calcaire, les spits sont déjà rouillés, mais la corde est vite installée.
Pendant la descente et au fond du puits nous entendons le bruit caractéristique du marteau-piqueur manié par la troupe restée en surface.
Le puits se terminent par une galerie basse, très déchiquetée, les arêtes vives de calcaire déchirent nos combinaisons de spéléo.
Retour à la surface, le trou de Jean-Claude s’est agrandi d’un mètre, les voitures sont garées autour, une bâche en plastique noire par-dessus nous abrite de la pluie.
Nous pourrons manger à l’abri, saucissons, pâté, magret séché, pot au feu et divers sandwichs accompagné de vin rouge.
Dans l’après-midi, nous allons faire un test de courant d’air, dans le Trouareg avec le ventilateur apporté par Damien. Thierry M. s’enfile dans le boyau étroit pour pouvoir tester les mouvements d’air.
Les tests continuent prés de St Paul de Mamiac dans le trou de la Sagne, au-dessus de la carrière, avec Damien j’équipe le puits étroit, mais le courant d’air attendu n’est pas là, car notre carrure épouse entièrement les passages étroits et nous ne sentons pas un souffle de vent..

27.12.2008

Du gaz à tous les étages, le 21 Décembre 2008

Les participants : les deux Thierry, Roger , Jean Claude, Damien.
Nous nous retrouvons dans la forêt sur le causse de la Garrigue, les voitures garées, nous recherchons l'entrée de Cabéou Deux, où le Club de l'ASCA avait fait une désobstruction 30 ans avant.
La cavité une fois repérée, Thierry et Damien y font une reconnaissance, 45 m à plat ventre,
quelques zigs-zags et un passage encore plus bas où la terre rejoint presque le plafond de la galerie
Il faut forcer le passage, le manque d'oxygène se fait sentir. Thierry enlève une épaisseur en espérant que cela lui facilitera le retour. Le fond est vite atteint.
Le gaz carbonique que recrache la grotte les précipite vers la sortie à moitié asphyxiés, haletants et, en prime un violent mal de casque.
Le plan B est mis en place. Avec le groupe électrogène, 80 mètres de tuyau et une VMC nous allons envoyer de l'air pur au fond de la grotte.
Après le casse-croûte sous le soleil d'hiver qui nous réchauffe, Roger et Damien refont une tentative grace au peu d'oxygène envoyé dans le tuyau. Nous pouvons creuser dans la terre de l'étroiture et l'élargir un peu, mais cela coince toujours. Tant pis Damien force le passage, et creuse par l'autre côté. Avant de finir complètement asphyxiés, nous allons soulever 3 cailloux au fond et très vite, nous nous précipitons vers la sortie, en haletant. « Plus vite, plus vite », enfin la sortie, grand soleil et air pur. Mais il faut reprendre sa respiration et ne pas trop bouger car le mal au casque est violent.
Les tentatives sont abandonnées, pour l'instant, nous reviendrons avec un plus gros ventilateur.
Nous decidons d'aller prospecter, le cirque rocheux de la résurgence de Cabéou est magnifique, nous visitons les différentes petites grottes en y faisant même une traversée.
En remontant dans la forêt près de Roudolle, au fond du champ en lisière de la forêt, l'odeur des ordures qui s'echappe d'une ancienne phosphatière nous soulève l'estomac (viscères de sangliers et de chevreuils se mélangent aux bidons en plastique, aux télévisions et autres articles de ménage ainsi que de nombreux rouleaux de fil de fer barbelé et cerise sur le gâteau: une voiture ).
Fin de la journée au soleil couchant.

15.10.2008

Le séjour à la Taupe le week-end du 11 et 12 Octobre 2008

Les participants : Jean-Christophe au départ de Limoges, Laurent en visite à Toulouse et Roger de Toulouse.
J-Chris nous retrouve chez moi à 18h30, départ 19h30 de Toulouse pour Aussurucq. Un petit repas sur le parking de l’autoroute où J-Christophe nous dévoile les aménagements de son camion (frigidaire, table pliante …) 2 steaks hachés et quelques pâtes plus tard, nous récupérons les clefs du cayolar, qui sont sur la boîte aux lettres.
Nuit étoilée, la porte du cayolar à peine ouverte, nous découvrons le passage des habitants des combles nos petits amis les loirs.
De nombreuse crottes de toute grosseur, les placards visités, des trous dans le matelas, mais pas d’araignées ni de chauves-souris.
Le matin un beau soleil dans un ciel très bleu où les palombes zigzaguent pour éviter les nombreux tirs des chasseurs.
Départ du gite à 9 heures. Nous montons vers la Taupe dans la prairie, parmi les fleurs et les grands hêtres aux couleurs de l’automne, avec les Pyrénées en toile de fond : c’est de toute beauté.
Enfin il faut bien commencer à descendre (10h), les passages s’enchaînent rapidement, salle de la dague, puits de la Vie de Château, les oubliettes, les papés, le pop’oc, le puits des coquillages, la cathédrale des llaminacks, la trémie du marteau fétiche, le réseau de l’Ammonite et enfin le bivouac du Gypse, ouf, il est 15h30.
Repas sur le pouce et nous repartons après avoir enfilé nos néoprènes, J-Christophe lui reste fidèle au pantalon de pécheur recouvert d’une cagoule Marboré d’un beau rouge vif collée avec un rouleau de scotch ancien.
La première baignade dans le lac des envoûtés nous rafraichit. J-Christophe s’aperçoit qu’il a des fuites, l’eau nous arrive en haut de la poitrine.
Le débit de la rivière est important car il a beaucoup plu mardi et mercredi, les puits sont de plus en plus arrosés, l’eau est froide, les embruns nous arrosent et le bruit de l’eau est assourdissant.
Ils nous reste encore à nager dans le lac du Mystère et plonger la tête dans l’eau pour les passages bas et enfin nous sommes au pied du réseau Marmitako découvert par Laurent et ses amis basques le week-end du 15 Août 2008, qui maintenant dépasse le dernier siphon et prolonge la Taupe.
Nous topographions la galerie, une superbe conduite forcée, avec quelques vasques parfois pleines d’eau, de l’eau peut-être fossile, qui nous attendait là depuis des millions d’années quand la galerie s’est enfoncée dans le calcaire.
Des milliers de sapins de calcaire se dressent au sol de la galerie, elle tourne parfois en angle droit, de profondes vasques nous obligent à une désescalade délicate, mais d’autres vasques sont percées par l’ancien passage de l’eau, nous rejoignons le canyon à la fin du siphon par le puits de 8 mètres équipé par Pedro le WE du 2 et 3 Août.
Laurent se retrouve en terrain connu. Pour nous la découverte est totale, l’eau parcourt le fond du canyon, les parois parfois très hautes sont d’un beau calcaire bleu foncé, la topographie se poursuit accompagnée par le grondement de l’eau, la progression est délicate car il faut éviter les glissades au bord des vasques profondes, où nous perdons pied quelques fois pour un bain forcé.
Jean-Christophe est au carnet topo, Laurent à la mesure avec le télémètre et le clinomètre et Roger au marquage des points topos et au plantage de spits pour les passages des vasques. Les heures passent, la topo avance et nous nous regroupons devant le P10 qu’il nous faut équiper pour poursuivre l’exploration.
Laurent pour se réchauffer plante rapidement 3 spits en évitant la cascade d’eau fraîche et à nous la suite.
La progression reprend, toujours les mini-gours et de nombreuses vasques arrondies aux abords glissants.
Nous scrutons les parois du canyon toujours à la recherche de passages en hauteur, des départs proches nous tentent bien, mais la progression continue, la suite agit comme un aimant sur nous. Des méduses de calcaire aux formes plantureuses nous observent ainsi que des fétiches africains dessinés par les parois.
Le canyon s’agrandit petit à petit, il perd un peu de sa pente, parfois la voûte s’abaisse et nous fait craindre un arrêt mais heureusement le plafond reprend de la hauteur, la fatigue nous ralentit, encore un ressaut de 5 à 6 mètres avec une superbe vasque ronde, Jean-Christophe le descend pour voir la suite, effectivement cela continue, encore et encore … dernier point topo, les cordes sont pliées et misent hors crue, il doit être 2 h du matin.
Le retour est décidé, les mêmes pièges glissants au sortir des gours, l’eau devient plus froide elle essaie de nous retenir à la sortie des vasques. Il faudra encore planter de nombreux spits pour faciliter la progression.
Un arrêt dans La galerie Marmitako, pour planter un spit et ajouter une corde pour une meilleure sécurité, à la sortie de la traversée, au-dessus du siphon.
Nous plongeons dans le passage bas du lac du Mystère, et après 30 m de natation et quelques puits bien arrosés, nous revoilà au lac des envoûtés. Il est 4 heures du matin, nous arrivons enfin au bivouac du Gypse, les duvets humides et un repas vite avalé nous permettent de nous reposer.
La « presque nuit » est bercée par les ronflements de mes 2 compagnons, des crampes me réveillent il est 9h00 du matin et nous sommes Dimanche.
Le petit déjeuner et l’inventaire faits, nous repartons vers la surface, l’eau a baissé, il pleut beaucoup moins dans le puits des coquillages.
A la sortie il fait encore jour, un coucher de soleil brumeux à travers les feuilles aux couleurs de l’automne, voici ma première image, après 2 jours passés dans l’obscurité, il est 19heures et c’est fini !!

13.10.2008

l´explo dans la Taupe le WE du 2-3 août. Participants : Pedro Intxaurraga(club GAES de Bilbao), Aitor Lotina(club BURNIA de Bilbao), Laurent Richard

Départ le samedi matin tôt pour nous présenter vers 7h à l´entrée de la Taupe.
Descente très tranquille direction le bivouac(arrivée à 12h30), mes compagnons découvrent pour la première fois le trou. Nous changeons les burys pour nos néoprènes et nous nous chargeons de tout le matériel du bivouac et de ce que nous avons amené. Le passage de la dernière piscine est très très frais pour ceux qui n´ont pas la partie supérieure de la néoprène... Nous cherchons l´escalade indiquée par Roger, mais rien ne correspond à sa description. Donc on commence par la plus évidente, celle qui est au dessus du P5. Aitor grimpe rapidement, assuré par Pedro, pendant que Laurent fait une révision complète du reste de la galerie en faisant les autres escalades en libre. Le courant d´air est pourtant monstrueux dans le passage bas à la sortie de la piscine!
L´escalade d´Aitor queute... mais une courte traversée permettrait d´accèder à ce qui semble être une conduite forcée plus en avant. 2 spits plus tard, on retrouve le courant d´air dans un beau tube rectiligne, puis dans une galerie fossile entrecoupée de marmites (galerie 'Marmitako' , jeux de mots car le marmitako est aussi un plat basque).
Après 50m, on entend de nouveau la rivière... Un petit P8 équipé par Pedro donne 5m derrière le siphon qui avait arrêté la dernière explo!!
Continuation dans l´euphorie, le canyon ne nous arrête que le temps d´équiper ses maudits mini ressauts d´1,5m impossibles à descendre sans corde car les parois et le sol est hyper glissant et la remontée en libre serait impossible. Environ 5 ressauts équipés en monospit, succession de petits toboggans, de grandes et belles marmites (baignade parfois obligatoire), belle ambiance avec la flotte omniprésente. Après environ 150-200m estimés dans la rivière(environ 20m de dénivelé depuis le siphon), arrêt sur un P10 par manque de matériel. Le courant d´air est encore sensible malgré les grandes dimensions...
Retour au bivouac en remontant les cordes en tête de puit. Le froid de la piscine au retour est glacial, ainsi que le vent (non, non, pas de courant d´air, du vent!) dans la première voûte mouillante.
Coucher vers 23h et lever à 7h le dimanche. Départ du bivouac à 8h30 et le soleil nous reçoit à 15h30. Pour une fois, la remontée fait plaisir, le trou étant à l´étiage. Laurent équilibre les charges en prenant un kit d´antiquités (bateau, ferrailles, cordes) dans la salle des Llaminaks

18.08.2008

Les aventures de l’Asca à la Planasse du 14 au 24 Août 2008

Jeudi 14 Août dans l’après-midi le groupe électrogène et les pompes sont en place,fin du pompage du S1 et réglage de la pompe dans le s2 , le pompage du siphon commence, galerie de 120 mètres à vider.
Vendredi , le groupe tourne toujours , nous allons au S2 pour vérifier l’avancement du pompage.
Samedi, Installation du camp sous les arbres pour garder la fraîcheur. et visite de Jean Michel (SCHV) et de Jean Louis (SCSH) , qui m’accompagnent au S2 , vérifications habituelles, la pompe « pompe » .
Au retour pause photos avec les 2 Jean, qui vont visiter l’amont des galeries, et la salle Lautier.
Dimanche, les travaux du matin 1000 mètres de câble téléphonique emmêlés, a mettre sur une bobine.
L’après-midi retour au S2 avec les 700m de câble sur le dos, et la pompe, qui pompe toujours.

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