30.03.2009
Dépollution de la phosphatière du Mas de Dégot à Bach dans le Lot les 28 et 29 Mars 2009
La phosphatière du mas de Dégot, est un site Lotois d’intérêt majeur , en paléontologie, sédimentologie, ethnoarchéologie, et en hydrologie, menacé par 500 m3 de déchets estimés !
Ces déchets situés sur les flancs et au fond de la phosphatière sont en contact avec l’eau par lessivage vers un écoulement temporaire.
Face à cette situation dangereuse pour l’homme et l’environnement les comités de spéléologie Régional Midi-Pyrénées et Départemental du Lot, le parc Naturel Régional des Causses du Quercy, l’association des phosphatières du Quercy, l’Association de Défense de l’Environnement du Pays de L’Albenque, la commune de Bach et la Communauté de Communes du Pays de L’Albenque se sont associés et mobilisés pendant deux jours éco-citoyens autour du site le samedi 28 et 29 Mars 2009.
Action menée dans le cadre du suivi de l’inventaire des sources potentielles de pollution de l’eau en zone karstique.
Document : Parc naturel régional des Causses du Quercy, Phosphatière du Quercy, CDS Lot, Midi-Pyrénées, FFS, Association de Défense de l’Environnement du Pays de L’Albenque
18:33 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dépollution, pollution, lot, eau, asca, spéléologie, phosphatière, quercy, cds lot, ffs
06.03.2009
Séjour au cayolar Lucugnébehety du 21 au 24 février 2009
Samedi 21 : Philippe, Aurélien et moi partons laborieusement de Limoges vers 10h00, après avoir bourré la bagnole de Prof (le copain de Blanche Neige) du nécessaire de survie réglementaire : ½ stère de bois, un groupe électrogène, une machette, un merlin et une tronçonneuse, des cordes des casques et des baudriers, une marmite de soupe et un tombereau de patates cuites, des duvets, une brosse à dents.
Route tranquille et ensoleillée jusqu’à Mauléon. Arrêt courses au supermarché, on était parti trop léger. Et puis on ne sait pas ce qui nous attend.
Ce qui nous attend à la caisse c’est Jean-Mi et Jitka, redescendus à la civilisation pour acheter des lunettes de soleil tellement y’a de neige et de soleil la haut. Je ne vous dis pas le bilan carbone par œil…
Vers 17h00 on jette l’ancre près des abreuvoirs ; des récifs neigeux nous empêchent d’aborder, il faudra transférer la cargaison à dos d’hommes. Roger est au mouillage également et nous aide à transporter les vivres. Le comptoir Breton-Limousin en Principauté de lucugne à résisté à la tempête et sera de nouveau notre havre pendant quelques jours. Le poële ronronne déjà, les loirs aussi sans doute. Douce quiétude.
Ca ne va pas durer.
Au col, deux frères de la côte sont encalminés avec leur sinistre fourgon et arment un bizarre esquif qu’ils surchargent de marchandises à la provenance inavouable. On reconnaît Mathieu, et Alexandre qu’on ne reconnaît pas parcequ’avant on le connaissait pas mais maintenant on le connaît donc on le reconnaitra le prochain coup. Le traineau avec lequel ils s’apprêtent à traverser la banquise est une chaise longue en plastoc, accompagnée de ses petites sœurs du même métal.
Règle numéro un : on n’apporte plus de merdes dont on n’a pas pu se débarrasser à la kermesse annuelle du CDS. C’est moche, c’est encombrant et ça ne sert à rien, et ça va encore contribuer à flinguer la couche d’ozone quand on va faire cramer ça au printemps.
Bon, on devait être six, on est déjà huit.
Et puis c’est l’heure de l’apéro.
Et donc évidemment ça débarque encore : Olivier et Laurent D, puis Laurent L venu tailler une bavette et se réchauffer en attendant que ses potes ressortent d’une traversée de la Pierre.
Et dans la nuit tombée Stéphane cogne à l’huis.
Alors ce samedi soir, loin de tout dans cette immensité neigeuse, avec pour seul bruit le vrombissement du groupe électrogène et pour seule fumet le parfum des boulets de charbon dont JMG a bourré le poële, on refait le monde et on mange liquide. Jurançon, foie gras, Porto, pâté basque, blanc, rouge, gâteaux salés, champagne. C’est n’importe quoi ! Même la bouteille de Génépi y passe, et pourtant c’est pas bon.
Stéphane explique à Jitka pourquoi la pratique de la spéléo est aussi peu féminisée, puis dans une audacieuse parabole passe à la peur du vide et aux vertus des passages canadiens pour contenir les vaches. Comprenne qui pourra. Tout est dans tout et réciproquement.
Vers 1h00 les derniers combattants disparaissent, qui dans la chambre, qui dans son fourgon, et un courageux dans sa tente.
Laurent R est reparti depuis un moment affronter la froidure et l’attente.
Dimanche 22. Mal aux cheveux, voire au casque.
Réveil échelonné.
Petit déjeuner carottes-bananes-pommes pour Alexandre. Il croit peut-être qu’on ne souvient plus de lui la veille…
Premier départ, JMG, Jitka et Aurélien, en route pour Betchanka.
Deuxième départ, Roger et ma pomme pour IL 23, un trou très accessible dans la prairie au dessus du cayolar Olhatzezarre.
Olivier, Mathieu, Alexandre, Stéphane et Laurent doivent nous rejoindre.
Peut-être.
On équipe, on descend le puits d’entrée. En tête du P 50 le courant d’air est très nettement aspirant. On descend et on s’arrête par manque de corde. On ne peut même pas descendre le P 10 qui donne sur l’étroiture. Ca nous donne le temps d’admirer le P 50, vraiment magnifique, très large, propre, sec.
Et on attend. Personne.
Donc on remonte en se disant qu’on y reviendra cet après-midi pour équiper le P 10 et traquer le courant d’air en haut du P 100 qui suit l’étroiture.
En haut du P 50 on croise la relève. Au moment de sortir, Laurent et Mathieu me balancent des boules de neige. Même pas mal.
Pour me venger, je fauche le limonadier, accessoire indispensable de la bouteille de rouge que ces idiots ont laissée à l’entrée du trou.
On redescend casser la croûte avec Philippe, puis Laurent, Roger et moi partons faire un peu de prospection au soleil. Les pieds nickelés ne sont toujours pas ressortis d’IL 23. Laurent repère juste à côté un petit trou souffleur qu’il propose ne toute modestie de baptiser DUPEYRON 1.
On en trouve un autre sous la crête, ouvert depuis longtemps sans doute car recouvert de piquets et de barbelés, mais vraisemblablement invisible quand les fougères sont poussées. La neige a fondu sur à peu près deux mètres de diamètre. On suggère logiquement et à l’unanimité de l’appeler DUPEYRON 2.
Quant à DUPEYRON 3, on l’aperçoit à 300 mètres de là, sous une falaise de neige (enfin petite falaise quand même) partiellement effondrée. En s’approchant on voit que l’air chaud à percé plus d’un mètre de neige.
Retour vers le cayolar, fuyant devant le brouillard. On croise Philippe avec qui on pointe Dupeyron 1 et 3. Bon enfin pour les noms on en reparlera.
Fin d’après-midi au cayolar. Philou mitonne une garbure. L’équipe de bras cassés est redescendue de la mine sans avoir rien trouvé. Sans avoir beaucoup cherché non plus…
Puis l’équipe betchankesque nous rejoint. Ou l’on apprend qu’après leur ballade souterraine ils sont allés défiler dans les rues de Tardets en combi et casqués : c’étaient carnaval, et ça on ne l’avait pas encore vu ! Et ben maintenant c’est fait. Des photos en attestent.
Aurélien, Mathieu, Stéphane et moi attaquons une belote. Stéphane, toujours pédagogue, entreprend d’initier notre amie Tchèque aux règles de la belote, à la belote à travers les âges, belote et cuisine moléculaire, le rôle de la belote dans la tectonique des plaques, comment gagner un jambon au concours du cercle ossaloi des mangeurs de boudin, belote et alcoolisme, comment en sortir.
Garbure, délicieuse. Merci Philippe.
Mathieu ouvre une bouteille de rouge au nom de premier ministre. Château Debré, domaine Couve de Murville ? Non, pas si vieux. Clos Chaban-Delmas, côte de Juppé ? Peut-être, c’était du Bordeaux. D’ailleurs il était pas terrible, plutôt fade, voire insignifiant. Fillon peut-être. J’me souviens plus.
Ce soir on se tient bien à table. Puis Olivier, Alexandre et Mathieu lèvent le camp. Rebelote avec Batling Stéphane et Aurélien des Carpates contre Dynamite Jean-Mi et le Baron de Saint-Priest. Une manche partout.
Lundi 23.
La tente de Laurent est toujours devant le cayolar, et toujours dans la neige. Et Laurent dans la tente. Le fourgon de Stéphane à disparu, il a du redescendre chez lui, au frais.
Règle numéro deux : la prochaine fois faut apporter du bois sec et des filtres à café, mais pas de pâtes ni de PQ.
Roger et moi retournons à IL 23, JMG emmène Jitka sur la côte, Phil et Aurélien bullent au cayolar.
Dans IL 23, des modelages surréalistes –au sens étymologique du terme- nous accueillent à la base du P10 et on comprend pourquoi les Marx Brothers de la veille sont restés si longtemps. On passe l’étroiture, sympa (et ça doit être encore mieux avec de quoi équiper le P100…), et on teste le papier d’Arménie dans le méandre qui suit. Nada, la fumée n’y va pas, mais elle descend mollement dans le P100. La suite doit y être, mais semble-t-il, pas au fond. Il faudra donc y retourner traquer le courant d’air, mais sans doute auparavant recalibrer l’étroiture. Roro grimpe un peu à la sortie de l’étroiture mais rien d’évident la non plus.
On remonte et au passage Roger balance quelques cailloux dans le puits parallèle au P50. Ils atterrissent dans une petite salle près de la base. RAS.
L’après-midi nous voit descendre en tirailleurs le flanc de la montagne entre les abreuvoirs et la route du col d’Ahusquy. Un troupeau de vaches qui a fait les frais d’une querelle entre anciens et modernes nous regarde placidement passer. Elles ont l’air content de nous voir mais ça leur donne pas à bouffer. Dans la pente rien de remarquable. C’est bien dommage car maintenant la Taupe se dirige vers ce secteur et ça serait pas mal qu’on trouve un petit accès confortable près de la route et trois cent mètres plus bas que l’entrée actuelle. On termine notre course dans la perte près du cayolar Uthurieta. Quelques seaux et blocs plus tard, c’est toujours bien étroit, avec un faible courant d’air aspirant. Et à la prochaine pluie ça va se reboucher. Retour mélancolique au foyer. C’est pas encore la veille du matin du grand soir.
Jitka et JMG rentrent de leur journée à la mer. C’est des habitués d’un bilan carbone exceptionnel.
Pour se réchauffer on mange du hareng sous la fourrure, mais sans vodka. Soirée paisible près du poële, sans chat qui ronronne.
Mardi 24.
Le temps est maussade. Nous ça va.
JMG, Jitka et Aurélien traversent la vallée pour aller à la grotte des mille vaches. Philippe, Roger et mézigue repartons en ballade pour pointer au GPS celui qu’on avait appelé Dupeyron 2. Et on continue dans la neige fondante. On en repère un autre juste à côté du cayolar Harribiribile, une ruine qu’est plus du tout une ruine entre Naboléguy et Ahusquy. Et d’autres encore sur le chemin du retour. La routine. Il y a des traces d’animaux partout dans la neige, mais comme on ne saurait pas reconnaître un ours d’un hamster, on n’est pas plus avancé.
Et on prend notre dernier repas ensemble. Samedi soir on a vu passer les grues et on va faire comme elles, repartir vers le nord. Snif.
On élimine tout ce qui se conserve pas (merci à celui ou celle qui avait laissé du potiron la dernière fois) on verrouille les placards et l’armoire métallique (merci les loirs), et on planque derrière la maison les horreurs généreusement offertes par Mathieu en espérant que les vaches, les vautours ou les loirs les boufferont.
Mais on ne rêve pas trop, c’est indestructible ces saloperies.
Alain
Bilan : On à laissé la Taupe, le GA1 et le GA 306 tranquilles ; sans doute très humides et surtout peu accessibles.
IL 23 à suivre ; il y a un vache de courant d’air jusque dans l’étroiture vers -70. c’est moins évident en haut du P100 mais c’est sans doute du au volume. En tous cas ça ne part pas dans le méandre qui prolonge l’étroiture.
Les trous souffleurs repérés à la faveur de la neige. Faut au moins aller voir même s’ils sont –un peu- loin de notre terrain de jeu préféré.
La perte près du cayolar Uthurieta : et ben je me demande si ça vaudrait pas le coup d’insister. C’est en droite ligne sur la nouvelle direction prise par la Taupe, et c’est peut-être le moins bouché des trous bouchés de ce secteur. En plus c’est près de la route, on peut venir avec une pelle à chenilles…
Participants : Aurélien Dupuychaffray, Roger Laot, Jean-Michel Gorgeon, Philippe Picard, Jitka (Spéléo club Praguois ?), Olivier Delors, Alexandre ?, Laurent Dupeyron, Laurent Richard, Stéphane Vogrig, Mathieu Jambert, Alain Ravanne
09:33 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arbaille, speleologie, schv, taupe, limoges, asca, albi


