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15.11.2007

Vers le fond de la Taupe

Résumé de l´escapade avec Roger:

- entrée dimanche matin. Nous prennons rendez-vous avec Jean-Mi et Jacquot à 18h00 pour faire péter des pétards de foire dans les Farfelus(pour nous) et dans l´aval de la salle Frachon (pour eux), histoire de voir si on s´entend... Sur le chemin de la rivière, Roger trouve une petit désob ou s´engouffre beaucoup de courant d´air. On passe rapidement après agrandissement, une petite escalade dans une trémie suite à une petite salle nous mène à la fin du réseau de l´ammonite, que nous visitons un peu. Juste avant d´arriver à l´affluent près du bivouac, une autre escalade nous mène à ce qui serait la continuation logique du réseau de l´ammonite, sans pouvoir connecter (environ 50m non topo). Une autre grande branche fossile part à 90º par rapport à la rivière. Nous la laissons pour ne pas être en retard à 18h...
A 18h15, Roger allume les pétards, on entendra pas ceux du GA306.
Topo de la salle amont des Farfelus et retour au bivouac.

- Lundi. Départ laborieux : le bateau, la néoprène, le gilet de sauvetage, le matos, ça prend de la place... A la première voûte mouillante, Roger s´aperçoit que le bateau fuit... Mais il s´aventure quand même et passe sans souci. Je m´équipe pour ma part de la néoprène et je passe en ayant pieds sur toute la longueur(l´eau arrive maxi jusqu´au torse) ! Roger équipe la sucession de cascades qui font suite. Je m´aventure enfin dans la piscine terminale : après 15m, le conduit se réduit à 1m*1m sur 10m, on a toujours pas pieds mais je sens déjà un bon courant d´air... A la fin, une lame oblige à mouiller une moitié de casque, mais ça passe facile. Je sors de ma piscine et part dans une galerie ou coule la rivière sur environ 50m. On a encore changé de type de galerie : un méandre propre et de belles dimensions (2 à 4m de large, 8m de haut ) en se mouillant à peine les bottes. J´arrête ma progression sur un beau P5 ou s´engouffre la rivière...
Au retour, j´en profite pour faire un tour dans l´affluent du tunnel, je rajoute environ 100m (par rapport à la topo) dans des galeries noyées. Arrêt sur ce qui semble être un siphon, pas de courant d´air notable.
Au retour au bivouac, Roger propose de chercher un passage au dessus de la rivière pour arriver au bivouac, au lieu de passer sous les blocs-trémie qui y mène. On trouve un accès un peu craignos aussi, mais plus rapide...
Nous nous dirigons ensuite vers les escalades entrevues la veille. Nous laissons tomber une escalade exposée dans le grand fossile, mais nous descendons entre les blocs dans ce même fossile pour trouver une série de petites salles dans un dédale de blocs, mais sans continuation... Environ 150m nouveaux non topographiés.
Révision de l´affluent, je passe en enlevant quelques blocs, mais je m´arrête 3m après dans une trémie, aucun passage possible malgré un bon courant d´air.
Retour au bivouac, il est tôt et nous mangeons en remarquant que la rivière fait nettement plus de bruit, même si le niveau reste bas...

- Mardi : la rivière fait toujours autant de bruit, on va ressortir trempés... Le puit des coquillages est évidemment arrosé à souhait, et on sort du popoc plutôt fatigués. On met du sec pour la dernière partie du trou et on retrouve nos 2 chauves-souris entrevues à la descente.

Pour la motivation, je dirais que la Taupe commence vraiment à avoir de la gueule à partir de la première voûte mouillante, que ce soit en dimensions ou au niveau de la rivière. Il y avait un très bon courant d´air dans la voûte finale, et on est clairement sortis des zones d´éffondrements habituels de la Taupe : on est dans un beau canyon souterrain, avec des parois saines et de progression facile.
Pour que l´explo reprenne, il suffit d´avoir de bonnes néoprènes (le bateau ne sert plus à rien), du matos pour équiper tout le dénivelé qui nous reste à parcourir, et bien se tenir au courant de la météo(pas très drôle de remonter sous la crue et la voûte finale doit siphonner lors d´une grosse crue, même si j´en doute un peu).

J´espère qu´il y aura du monde motivé pour 2008, ça serait vraiment dommage de d´arrêter... sur rien.

J´en profite pour vous passer l´inventaire actualisé du bivouac.
Détail : la corde du puit des coquillage est remontée à chaque sortie pour éviter la flotte toute l´année. Il faut seulement 10 mousquetons pour l´équiper (les plaquettes inox sont déjà en place).
Par ailleurs, ça serait bien de changer tous les maillons entre la cathédrale des llaminaks et la rivière, ils commencent à faire peur...

a+
Laurent