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25.10.2007

le bonheur est dans le pré

9ebce77222379d615b9d4390eb16ae11.jpgBelle journée d’Automne, le 21 Octobre 2007.

Ils sont tous là : Jean-claude, Thierry et son rhume, Patrick, Chronopost, Marc, Philippe avec le chéquier et Roger, pour l’opération « retour des Pompes »
La pluie, est passée, la semaine dernière, il est tombé 40mm d'eau et cela a suffit pour remplir les siphons.
Une sortie pour réorganiser et récupérer nos stations de pompage est organisée.
Pour commencer, à quatre on récupère le tuyau blanc de 50 m laissé en amont du S1, pour le déplacer dans le premier siphon, car avec 2 tuyaux il se videra plus vite. « On pense à l’année prochaine »
La pompe du S1 est vite emballée ainsi que les 50 m de câbles électriques, Jean-claude et Philippe les ressortent.
Le S1 est presque vide, grâce à l’équipe descendue mercredi pour installer la pompe.
Voici notre objectif principal : le S2. Patrick s’immerge, je le suis pour parvenir à tirer le tuyau relié à la pompe, et peut-être la pompe si elle le veut bien.
Et enfin tous les cinq, nous tirons. L’un le câble électrique, les autres le tuyau blanc, qui s’enroule autour de Thierry tel un boa étouffant sa proie. Quelques arrêts dus aux aspérités de la galerie pleine d’eau nous font craindre un blocage définitif, mais, le dieu des spéléologues étant avec nous la pompe refait surface, ouf !!!
Il nous reste plus qu’à re-lover le serpent de mer dans le bon sens, ranger 100 mètres de câbles électriques, dégonfler le bateau et sortir tout cela en un voyage et dire adieu au mât d’escalade de 10m qui lui passera l’année derrière le S2, dommage !
A notre sortie, Jean-Claude et Philippe ramènent le groupe électrogène. Tout est nettoyé, journée réussie, le près ensoleillé regorge de matériel boueux.
16 heures : pause casse-croûte au soleil qui nous permet de rêver à nos prochains exploits souterrains

Roger

La Planasse du 07 Octobre 2007

La Planasse du 07 Octobre 2007

Rendez-vous 8 heures à Viniéres, nous nous équipons en haut des champs pendant qu’une harde de sangliers traverse les champs suivis de plusieurs marcassins qui accompagnent le gros de la harde.
Marc s’habille d’un vieux jogging, et Thierry et moi, enfilons notre néoprène de chasseurs de vagues. Il est 9 heures nous refaisons le plein du groupe électrogène qui va tourner toute la journée pour pomper le S2 qui est toujours alimenté en eau, ce sera notre sécurité.
A l’entrée le courant d’air est présent, le Siphon 2 est désamorcé. Le S1 est rapidement franchit la pause photo nous permet de nous rafraîchir car nous transpirons dans nos shortys en néoprène, l’eau nous arrive à la taille.
Pause photo dans la « salle de l’entre-deux-mer » et voilà le S2, pause photo pour un dernier rafraîchissement car après, à la sortie du siphon la remontée de 18 mètres de la pente de sable nous épuise
Les voûtes basses sont là, Marc les trouve vraiment basses, bon, avec le confort de la néoprène l’eau n’est pas si froide, juste désagréable quand elle pénètre dans les oreilles! Le masque de plongée est pratique il évite de fermer les yeux pour passer l’obstacle, Marc nous fait un petit refus mais nos appels l’encouragent il se trouve très vite près de nous pour passer la seconde voûte basse en nous traitant de fous.
Bon nous voilà sur la plage, les masques sont abandonnés et vite nous partons à quatre pattes vers les grandes salles.
Enfin debout, nous pouvons admirer les parois avec la lumière du phare apporté par Thierry qui balaye les puits remontants, nos commentaires admiratifs vont à l’un deux qui monte droit tel un tuyau sur 50 à 60 mètres de hauteur, et quelques concrétions blanches nous récompensent par leur beauté, une immense coulée brille de tous ses éclats dans la lumières du phare.
Une désobstruction est à faire dans la salle ainsi que plusieurs escalades.
Un des puits est bien lisse l’eau a patiné les parois il doit participer à l’alimentation en eau des galeries.
Nous partons sur les traces des plongeurs, les premiers explorateurs de la cavité, nous déambulons à la recherche des salles suivantes, le sol est jonché de blocs plus ou moins gros, nous nous faufilons entre les blocs coincés le long des parois, (guidés par des cairns bien espacé), point topo numéro 20, nous sommes sur le bon passage. .
On retrouve les grandes galeries aux parois noires, du début de la Planasse, jonchées de sable et de graviers usés par le passage de l’eau (pause photos pour les copains).
Encore un éboulis nous cherchons la suite, à part de la glaise et de gros blocs, rien, la pause casse croûte nous permettra de réfléchir à la suite.
Une arrivée d’eau au-dessus de notre lieu de pique-nique est escaladée à l’aide des solides épaules de Marc et de Thierry. Je me faufile dans cette arrivée étroite. Un léger courant d’air est présent mais il me faudrait un marteau pour casser les épines agressives de calcaire car le bloc qui me fait office de marteau s’effrite dans ma main.
14 heures, repas fini nous retournons au dernier cairn et évidemment un passage entre les blocs nous avait échappé, la suite est là dans une conduite forcée qui contourne le barrage des blocs.
Nous passons, de l’eau à hauteur des bottes. Pause photos, on perçoit un courant d’air, nous débouchons sur une longue galerie entièrement effondrée sur toute sa longueur, de grandes tâches oranges et blanches tapissent les parois. Tout est écroulé. Une salle est au bout mais partout des blocs, prêts à tomber nous surplombent, la suite, si il y en a une, n’est pas facile à trouver, pas de courant d’air et les passages dans ces éboulis de blocs sont toujours bouchés.
Le retour est décidé : la topographie est abandonnée car nous ne savons pas où se trouvent les derniers points topo, et en plus nous sommes « miros », Marc avec ses lentilles jetables pour voir de loin et nous qui avons laissé les lunettes pour voir de près à la maison sommes incapable de prendre des notes.
Retour aux voûtes basses, dernier plongeon, et le bonheur est dans le pré à 20h .

Roger

03.10.2007

Séjour d’escalade en Crète, septembre 2007

Pour notre Hébergement nous avions contacté Luisa et Gunnar qui tiennent la pension Kofinas dans le village de Ano Kapetanianà (le village « d’en haut ») et nous avions loué par Internet (site : www.autoescape.com) une petite voiture, récupérée à notre arrivée à l’aéroport d’Héraklion .
En Septembre les pistes d’accès aux différents massifs d’escalade sont très praticables mais au printemps et en hiver il vaut mieux louer un petit 4x4.
Il s’ouvre de nombreuses voies d’escalade mais le topo édité par la Corditelle est une bonne base pour explorer les différents massifs.
Pour l’escalade à Agio Afàrango il y a 2 possibilités d’accès : soit par la mauvaise piste quand même carrossable suivant la saison (à vous de voir) ou par Kali Liménes plus sûr pour la voiture, garée en face des gardes-côtes. Il faut au maximum 45 minutes à pied pour joindre le lieu de grimpe, pas trop de marques de peinture au départ du village mais le seul chemin carrossable qui monte est évident et à la fin de celui-ci on tombe sur les cairns et les marques rouges. Belle balade face a la mer.
Le secteur d’escalade Cathedral Wall se trouve en amont de la petite chapelle et la voie Cathedral Wall est super.
De nouvelles voies sont ouvertes en aval de l’église (le festin de Babette en 5c et les autres, Share en 6 ou +). Pour les secteurs anciens pas toujours évident de trouver les voies, le secteur Ariantho se trouve sur la plage à gauche en face de la mer, Indiana lui fait suite : très jolie voie, bien équipée et après pour les autres voies, quelques spits et pitons en hauteur. Ne pas oublier coinceurs et sangles.
Un autre secteur bien équipé se trouve avant de monter à Salt-tik sur la gauche, une voie surplombante en 6b, une autre en 5c la suivante doit être en 6c+ et la suivante en 4c.
D’autres voies ont été ouvertes pendant notre séjour dans ces gorges magnifique mais polluées par les nombreux déchets laissés par les baigneurs ou autres (« cacas », bouteilles plastiques, sacs et restes d’aliments nombreux planqués autour des lauriers-rose (en fleur au printemps) mais heureusement la baignade est super.
Je reviens aux secteurs autour de Kapetanianà : Sheep-fold des jolies voies bien équipées, elles sont toutes à faire mais à l’ombre en Automne et les noms sont inscrits en allemand, Achilles au soleil l’après-midi, avec 2 nouveaux secteurs (Little Corner, 2 voies 5b et 6a et Flat Land 2 voies en 5).
Minoan Library : allez y, super cailloux, très bien équipé, au soleil l’après-midi il est conseillé de finir par Kapetaniana Needle.
Spring Wall cailloux super, 2 voies mais on peut faire la fissure athlétique à droite de Igel (2 à 3 coinceurs).
Kofinas Keeper : nous n’y avons pas grimpé car il y avait beaucoup trop de vent lors de notre visite de ce secteur, à l’ombre le matin. Si l’accès par la gorges ventée pose un problème on peut passer par le sommet de la colline sans faire le grand tour par Spring Wall.
Le mont Kofinas : nous avons fait le pèlerinage du 14 Septembre à la chapelle qui se trouve au sommet avec les Crétois du coin, le pope à béni le pain et le basilic, et nous avons partagé avec les fidèles le pain béni et le Raki en admirant le paysage de toute beauté.
L’équipement des voies est un peu vétuste n’oubliez pas coinceurs et friends, mais Zbynek avait prévu un rééquipement important, avec rappel pour descendre directement dans les voies en passant par le sommet pour raccourcir la marche d’approche.
Pour le site The Garden, Zbynek nous a prévenus que les voies sont très courtes et dans l‘ensemble très peu équipées, par contre pour Le Piège à Chèvre toutes les voies sont à faire de l’Hypoténuse (où l’on peut croiser quelques chèvres) au Ventre de Dionysos. La voie en 5b peut se faire du bas avec quelques coinceurs en utilisant les spits de la voie en 7b au départ.
Nous n’avons pas grimpé au secteur Indian Cliff, une nouvelle voie y a été ouverte (Baracuda en 7C).
Un nouveau secteur de toute beauté ouvert près de la grotte d’Agios Antonios en face sud en contrebas et à gauche de la grotte une dizaines de voies allant du 5b au 6a avec une majorité de 5. Grimpe en bord de mer garantie et équipement inox enveloppé de sel car les jours de grand vent les embruns balayent la falaise. Des petites criques tout le long de la randonnée pour se baigner dans une eau transparente. Pour finir le nouveau secteur Africa avec des voies allant du 6a+ au 7b face à la mer.
Vous avez compris l ‘escalade autour de Kapetaniana est en pleine évolution, l’hébergement à la pension Kofinas tenue par Luisa et Gunnar le super cuisinier, mérite plein d’étoiles au guide Michelin de la grimpe, et il vous donnerons toutes les informations sur la grimpe et les supers randonnées autour de Kapetaniana (leur site internet : info@korifi.de ou www.korifi.de.)
Zbynek le polyglotte, vous aidera de ces conseils. Vous pouvez apporter des spits ou goujons inox pour participer à l’équipement ou au rééquipement des voies.
Pour la grimpe le rocher étant très abrasif, les cordes de petit diamètre seront très vite usées, il vaut mieux prendre le diamètre qui a du mal à passer dans le grigri et quelques maillons rapides inox pour renforcer les moulinettes.

Le samedi matin un marché animé à Mires.
Pour le logement, nous avons fait avec le routard et en septembre pas de problème pour trouver une chambre que l’on peut facilement marchander.

Sandrine et Roger

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